4e Festival « Sport, littérature et cinéma »

Du 26 au 29 janvier, à l’Institut Lumière, 25 Rue du Premier film à Lyon 8ème, se déroule le Festival  « Sport, littérature et cinéma » avec une riche programmation ici ainsi que le 2eme salon du livre de sport.

Soirée d’ouverture ce soir, jeudi 26 janvier.à 19 h avec entre autres le documentaire  » When we were kings » de Léon Gast sur Muhammad Ali, en présence de Sarah Ourahmoune, championne de boxe, médaillée aux JO de Rio 2016.

A la Galerie photo de l’Iinstitut, et jusqu’au 16 avril, se tient une exposition de Sebastião Salgado sur le Tour de France.

 

Subjectivité, corporéité et objets connectés


Regards croisés sur le design et les devenirs de l’’interaction

Séminaire interdisciplinaire organisé par la Chaire « Valeurs et politiques des informations personnelles » - IMTLASCO IdeaLab de l’IMT
Équipe ETHOS de Télécom École de Management
École Supérieure d’Art et de Design (ESAD) de Reims
Responsables
Armen Khatchatourov – Isabelle Queval – Olaf Avenati – Pierre-AntoineChardel
Mardi à 16h30
24/01, 07/03, 25/04, 23/05, 13/06
Lieu : Institut Mines-Télécom, site de Télécom ParisTech – 46, rue Barrault,Paris 13

 

Corps en mouvement

Dans le cadre de l’exposition Corps en mouvement à la Petite Galerie du Louvre jusqu’au 3 juillet 2017, vous pouvez découvrir les études de l’Histoire par l’image sur celles et ceux qui ont révolutionné la danse et qui ont cherché à saisir le mouvement.

L’Après-Midi d’un Faune de Nijinski

Les ballets russes

Isadora Duncan
Loïe Fuller, incarnation du Symbolisme sur la scène
Degas et la célébration de la danse féminine à l’Opéra
Degas et la vie quotidienne des danseuses de l’Opéra

Bernard Buffet : un siècle mis à nu

 

La retrospective du Musée d’art moderne de la ville de Paris consacrée à Bernard Buffet rend justice à cet artiste qui a créé et inventé tout au long de sa vie.

Sa manière de peindre est reconnaissable entre toutes : traits appuyés, corps anguleux, haute signature quasi cunéiforme.

Une des première toiles exposée représente une cruxifiction saisissante. Tristesse et détresse se lisent sur les visages et dans l’attitude poignante d’un petit garçon en culottes courtes et béret, la tête enfouie dans les jupes de sa mère en deuil. Transposition symbolique de l’immédiat après-guerre, marqué par la pénurie y compris des couleurs. Les tonalités sont sombres et les gris se mêlent aux ocres. Lire la suite

Journée AEEPS à Nanterre : le corps en EPS

Apprendre par corps en EPS

Description des organisateurs :
« La Journée Jean Zoro 2016 (JJZ 2016) « Apprendre par corps en EPS »1 se tiendra samedi 1er octobre 2016 à l’UFRSTAPS de Paris Ouest-Nanterre-La Défense.

Cette journée d’étude cherchera à stimuler les débats sur ce qui doit rester le (ou, tout au moins, un des) fer(s) de lance de l’éducation physique : le corps de l’élève. Il nous semble en effet que le poids des Activités Physiques Sportives et Artistiques, leur « surdidactisation », ont mis à distance la préoccupation du(des) corps de(des) l’élève(s), le(les) considérant davantage comme support(s) à apprentissages « technico-tactico-cognitivistes » que comme objet d’étude prioritaire. Or, comme l’a développé Thierry Tribalat lors de la JJZ 2014, l’enjeu central de l’EPS n’est-il pas de permettre à chacune et à chacun de « prendre son corps en mouvement pour objet d’étude et se faire advenir par les pratiques physiques », plutôt que d’éduquer aux sports ? »

Ces thèmes intéressent particulièrement le Sgen-Cfdt à l’heure où l’EPS va pouvoir trouver sa place au sein du Socle commun, et du Parcours d’enseignement artistiques et culturel (PEAC), à moins qu’il ne se fasse englober dans une grand et vaste parcours sportif…
CR

Omar Zanna : Empathie, corps et apprentissage

Nous étions présents à la conférence débat, organisée par l’académie de Nantes, le 15 juin 2016, autour du thème « Apprentissage – Empathie », Omar Zanna, maître de conférence à l’Université du Maine, est intervenu.

La place du corps dans cette éducation à l’empathie.

Pourquoi aborder cette question?
L’auteur a cherché à comprendre les causes de l’altération du lien social chez des mineurs délinquants. O. Zanna constate que ces jeunes acceptent de payer leur dette, mais expriment une sorte de déni pour le mal qu’ils ont pu faire aux autres. « Lorsque l’on ressent une forte émotions, le monde extérieur a tendance à s’éclipser ». L’auteur parle « d’anesthésie momentanée de l’empathie ».
Il s’est alors engagé dans des pratiques visant à restaurer l’empathie chez les mineurs délinquants en entrant par le corps.
Pour intervenir dans le champ de la prévention, c’est naturellement qu’Omar Zanna s’est tourné vers l’école, pour réfléchir à une éducation à l’empathie.

Définition de l’empathie selon l’auteur.
Disposition acquise à ressentir ce que l’autre ressent sans toutefois s’y confondre.
Intuition de ce qui se passe dans l’autre, sans toutefois oublier que l’on est soi.
Perception du monde subjectif d’autrui.

Il y a plusieurs niveaux d’empathie :
- L’empathie cognitive. (quels échos vont avoir mes propos dans la tête de mes élèves). Cette forme d’empathie peut aussi être mobilisée dans des relations perverses de manipulation…
- L’empathie émotionnelle : Dès lors que les corps sont en face à face, les émotions nous percutent.
Ces deux niveaux d’empathie sont en aller-retour, on ne peut les dissocier quand on est en face à face.

Expérimentation dans une école : Programme d’éducation à l’empathie.
Public de 450 élèves, touchés entre 2012-14
O. Zanna préconise au moins 12 à 24 séances par an. En dessous d’un certain seuil, il n’y aurait que peu d’effet sur les élèves :
Il s’agit de créer de manières régulière et répétée les conditions pédagogique de la mise en oeuvre collective des émotions.
Quatre conditions dans les propositions :
- Pratiquer ensemble.
- Observer autrui. L’apprentissage vicariant n’est possible que si les élèves sont volontaires à observer, et que l’on leur crée des conditions d’observation.
- Inverser les rôles. (Si je viens de faire et que j’observe… il y a une empreinte qui est impactée par l’observation)
- Parler des ressentis.

Références Omar Zanna :

-Le corps dans la relation aux autres.

http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3740

-Apprendre à vivre ensemble dans la classe.

http://www.dunod.com/sciences-sociales-humaines/action-sociale-et-medico-sociale/enfants-et-adolescents/apprendre-vivre-ensemble-en-classe

-Corps et climat scolaire.

http://www.revue-eps.com/fr/dossier-eps-n-83-corps-et-climat-scolaire_o-15384.html

Sgen et EPS : une histoire et une mémoire pour demain

La lecture du texte rédigé par Michel Lafargue à l’occasion des 40 ans de la première rencontre, à Mâcon, des militants EPS du Sgen-CFDT, a permis à François Hanot de se remémorer les années immédiatement antérieures.

Hommage à ces militant.e.s pionniers :

François Hanot fut l’un des premiers à s’atteler à la naissance de la commission EPS du SGEN-CFDT en 1970  et à des liaisons avec la CFDT, avec Monette BENOIT, Suzanne FORGET, puis Daniel DENYS, Bernard RENÉ et Brigitte HAZOTTE, Yves PERON, Françoise LABRIDY, Yvette HANOT, Alain DUQUENNE … parmi d’autres… vite rejoints par Michel LAFARGUE et Marie BAILLY, puis par toutes celles et ceux que nous avons convaincus, de Strasbourg à Bordeaux, de Lille à Nice.

Au jour le jour, au fil des déplacements, des publications, du travail relayé par les sections académiques et le National. Avec des élections en CAPA puis en CAPN qui se sont construites.

François Hannot se retrouve bien dans la synthèse de  Michel. Il ajoute malicieusement :

Une performance à souligner … en dehors de toute compétition sportive ! Chapeau Michel.

 

François HANOT, depuis  le nouveau  « Grand Est » en profite pour  inviter à jeter un coup d’œil sur http://citoyenneteactivelorraine.fr site de l’association qu’il a co-créée pour investir « corps » et « âme » le ‘Vivre Ensemble » et les valeurs de la République qui le sous-tendent. Avec lui, 91 retraités actifs . Site à découvrir, à partager,  Occasion aussi pour réagir.

Yvette Hanot, pour sa part, nous offre une intéressante réflexion  : « Le sport est à étudier comme objet social plutôt  que culturel,. Le rôle  de l’école  est d’en faire une analyse critique pour donner aux élèves une grille de lecture de ce qu’ils rencontrent ou de ce qu’ils vivent….mais il faut aussi parler d’une réelle formation corporelle à travers d’autres disciplines : la danse contemporaine [ NDLR : voir, par exemple le beau documentaire « Prof de Gym » sur le travail de Yves Le Coz ] mais ça pourrait être d’autres disciplines telles que les disciplines orientales ….. c’est d’ailleurs la problématique  que nous essayons d’aborder avec jeunes et cités  de Vandœuvre où le sport fonctionne comme un mythe  il serait la solution à tous les problèmes de radicalisation…..

Il me semble que pour remettre des jeunes dans une voie de non violence il nous faut leur parler d’eux de leur corps sensible de leurs émotions de leur pouvoir de création …il nous faut parler de véritables liens ceux qui te font grandir et non pas ceux qui font que tu te perds…..GARDER SON QUANT À SOI EST LE MAÎTRE MOT !

Il ne faut oublier que les jeunes qui se radicalisent choisissent la mort plutôt  que la vie et que les aider veut dire leur faire choisir la vie plutôt  que la mort…

Pour moi le sport n’est pas que militaire il est aussi l’expression du monde capitaliste, du dominant/ dominé….il nait avec la société  industrielle….le corps devient le lieu de toute compétition il est machine à vapeur…il devient un  lieu de traitement de l’information comme un ordinateur. …nos corps sont devenus le véhicule de cette idéologie…..

Il nous faut regarder les méthodes d’incorporation du nazisme….la mouvance, le salut….

Retrouver l’intelligence corporelle….le domaine de la santé commence à  s’y intéresser…. »

Le titre de ce billet est inspiré par la journée d’études «  35 ans d’éducation prioritaire : histoire(s) et mémoire(s) pour demain »  le 1er juillet 2016 aux Archives nationales à Paris, co-organisée par une militante du Sgen-CFDT, Lydie Heurdier

 

Témoignage : Michel Lafargue

Michel Lafargue, un ancien enseignant d’EPS, à l’initiative de nombreuses réflexions et projets pour faire évoluer « l’éducation corporelle », souhaite nous partager son regard sur ces 40 dernières années de militantisme. En nous rappelant les problématiques et perspectives de travail, évoquées en 1976, il nous invite à poursuivre la réflexion, et à les actions revendicatives au sein du SGEN pour porter notre vision de l’EPS.

« Tout au long de cette histoire, en équipes inter-transdisciplinaires, nous contribuons à l’émergence d’un acte éducatif global. Dans les représentations sociales, l’image du /de la Prof de Sport prédomine. Par ses analyses critiques, ses propositions, nul doute  que notre syndicat saura démontrer que le cœur du métier, c’est la pédagogie et non le Sport« .  (M. Lafargue) (texte complet en pièce jointe par ce lien: texte Sgen Lafargue G1-1)

Circulaire sur l’Association Sportive de mars 2016

Participation des enseignants d’éducation physique et sportive du second degré aux activités sportives scolaires volontaires des élèves

note de service n° 2016-043 du 21-3-2016 MENESR – DGESCO B3-4 – DGRH B1-3

Le sport scolaire réaffirmé dans les missions de l’Etat et du service public.

La place du Sport scolaire est réaffirmée « comme partie intégrante des missions de l’Etat et du Service public d’éducation », ainsi que la « participation des enseignants d’EPS à l’organisation et au développement du sport scolaire dans les établissements ».

Les axes du projet de l’association sportive : deux axes principaux sont rappelés

- La pratiques des APSA avec alternance d’entraînements, de rencontres et de compétitions, ainsi que de temps forts.

- L’apprentissage des responsabilités, l’éducation à la citoyenneté.

L’association sportive et la continuité des cursus

Sont à encourager les actions relatives au sport scolaire, pouvant améliorer la continuité pédagogique et éducative entre l’école et le collège (…), ainsi qu’entre le collège et le lycée.

L’association sportive : responsabilités et conditions matérielles :

La note reprécise la responsabilité du chef d’établissement, qui reste garant du bon déroulement des activités (par exemple libération du mercredi après-midi, (…) créneaux horaires à l’interclasse de midi ou en fin d’après-midi, organisation favorable de la restauration et des ramassages scolaires).

En outre « Le chef d’établissement sollicite éventuellement le concours des collectivités territoriales concernées pour s’assurer de la disponibilité des installations sportives ».

L’association sportive et le service des enseignants :

La note réaffirme que « le service de chaque enseignant d’EPS, qu’il exerce à temps complet ou à temps partiel, comprend un volume forfaitaire de trois heures consacrées à l’organisation, à l’animation, au développement et à l’entraînement des membres de l’association sportive (AS) de son établissement scolaire. Ces heures sont inscrites dans l’état des services d’enseignement de chaque enseignant ».

Cependant, il est précisé :

« À titre exceptionnel et dans l’hypothèse où le volume d’activité de l’AS de son établissement est insuffisant pour l’accueillir, un enseignant de l’établissement sera amené à compléter son service dans l’AS d’un établissement différent, dont le volume d’activité est suffisant pour l’accueillir. Cette décision, pour laquelle le volontariat des enseignants concernés doit être recherché, en prenant en compte le programme des AS en cause et en s’appuyant, en tant que de besoin, sur les inspecteurs d’EPS, est prise par le recteur d’académie qui en informe le comité technique académique (CTA) ». (…)

Les fonctions des enseignants au niveau du district, départements, académiques

La note apporte des précisions (indemnisation, missions) sont ainsi apportées sur les fonctions de coordonateurs de district et de directeurs des services régionaux.

La circulaire : http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=100254

Pour le Sgen-Cfdt :

Cette note vient globalement compléter le soutien fait aux AS dans la précédente circulaire qui, en ne rendant plus obligatoire le certificat médical, facilite l’accès des jeunes aux AS.

Pour le Sgen-Cfdt, il semble important que la note mette en avant :

- Les différentes formes d’activités. Qu’il s’agisse de la variété des types d’activités physiques, sportives et artistiques (on parle cependant encore de « sports scolaires »), ou les formes de pratiques (entraînement, rencontre, temps forts..).

- La continuité école – collège, et l’ancrage sur la logique de cycle.

Il faudrait maintenant aller plus loin :

- Envisager ces pratiques dans la dynamique collective de la communauté éducative. Les AS doivent pouvoir être des points d’appuis à la mise en place de l’école du socle (et contribuer à la validation de certaines compétences travaillées), et des parcours citoyens, culturels et d’avenir.

- Réaffirmer que la priorité doit être d’aider les AS à se développer pour favoriser l’implication des élèves dans ces pratiques associatives scolaires, encadrées par des enseignants.

Ce qui implique :

Un soutien ferme de l’établissement, des directions, de la communauté éducative (penser à…l’AS dans les Parcours / La Formation des enseignants / les créneaux de pratiques…/ L’implication des familles / la facilitation des paiements), et des collectivités territoriales (libérer les installations le mercredi après-midi / communiquer sur les « pass sport »/ favoriser des partenariats, des rencontres autour d’évènements……),

La préconisation de « compléter son service d’AS dans un autre établissement, sur la base du volontariat », devrait rester un recours exceptionnel.

CR