Egalité filles-garçons

A l’occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, la ministre de l’Éducation nationale présentait, le 25 novembre,  les outils mis en place pour prolonger les « ABCD de l’égalité », dans le cadre du plan qu’avait annoncé son prédécesseur, Benoît Hamon (cf. ici).

Voir le communiqué du Sgen-CFDT ici

La ministre a rappelé que cette expérimentation, dans 250 écoles, avait donné lieu l’an dernier à des rumeurs malveillantes et à des épisodes regrettables mais avait aussi montré que les enseignants étaient en demande d’outils.

Elle a souligné la double ambition de cette éducation : le respect de l’autre sexe et de soi-même, la mixité des métiers. Un séminaire national de trois jours commence aujourd’hui à l’Esen (Ecole supérieure de l’Education nationale, école qui forme les cadres de l’Education nationale).

Les nouveaux outils proposés, concernent  le premier degré et le second degré, « de la maternelle au lycée ». Des outils pour l’EPS ici

Il s’agit d’ éviter que les jeunes générations reproduisent les stéréotypes d’une société où les violences faites aux femmes sont  fréquentes. Les déplorer ne suffit pas. L’égalité filles-garçons, inscrite dans le tronc commun de la formation initiale, devient  maintenant une priorité du plan national de formation continue  des personnels.

Comme en mathématique ( A=B), l’égalité  n’est pas l’absence de différences. Et les différences à l’intérieur d’un même sexe sont fort grandes, même si les conditionnements culturels (cf. billet de janvier 2014 avec la video du CNRS)   et marketing (dès la première layette ! cf. aussi  2e billet de janvier 2014) tendent à brouiller cette évidence pour créer un distingo que l’on croit « naturel ».  Les enseignants d’EPS, par exemple, sont bien placés pour savoir qu’il existe des élèves sportifs et des élèves non sportifs sans que ce soit l’apanage d’un seul sexe.

Il est important de penser un curriculum en EPS qui permette une éducation corporelle de tous les enfants, émancipatrice des stéréotypes de genre, au service de chaque élève sans discrimination, de son équilibre psychophysique et de son savoir vivre avec les autres.

C’est pourquoi les programmes en EPS ne sauraient se réduire à la juxtaposition de quelques didactiques sportives. Le sport est historiquement masculin, musculaire  et militaire. Il s’agissait de régénérer la race et venger les défaites. Le sport dans son sens strict, est par essence dans la domination quasi guerrière. Il sépare dans ses règlements les filles et les garçons et crée des catégories ( poids, taille…). Il ne saurait être le tout de l’EPS qui est, en réalité, le lieu de la mixité et de la rencontre de l’autre, de la découverte et du développement de soi et de ses ressources.

 

Mutations inter 2015 : c’est parti !

Les textes  qui régissent  le mouvement 2015 ont  été publiés au BO n° 42 du 13 novembre 2014. Ce sont des notes de service qui concernent respectivement  les enseignants du Premier degré, les enseignants du Second degré,  les affectations à Saint Pierre et Miquelon, la mise à disposition en Polynésie française. Le serveur du ministère est ouvert depuis le 20 novembre et jusqu’au 9 décembre. Pour y accéder cliquer ici

Pour être suivi-e et conseillé-e dans votre demande de mutation et informé-e, pensez à remplir une fiche sur Sgen+ !

Foot, futsal et sport scolaire

Le sport n’a pas de vertu éducative en lui-même. Le football en particulier est une activité que bien des enseignants d’EPS redoutent de programmer tant elle peut susciter d’agressivité. Le futsal est né en Uruguay d’une volonté éducative de créer des règles strictes pour développer la solidarité des jeunes et leur sens des responsabilités. Les tacles sont interdits, les fautes collectives ( contestation d’une décision de l’arbitre, agressivité)  sont prises en compte. A la 3ème faute, quelle qu’elle soit, un pénalty est accordé à l’équipe adverse.
Un enseignant d’EPS de l’académie de Créteil en développe l’intérêt pédagogique (cf. entretien avec Benoît Montaigut et l’appuie, dans sa pratique d’enseignant en LP, sur une démarche réflexive  qu’il propose aux élèves.
Sa conclusion rappelle ce que devrait être le sport scolaire : éducatif.
Je suis convaincu qu’évaluer et rendre lisible les progrès et les efforts des élèves a plus de sens qu’évaluer simplement leurs résultats, pour permettre à chacun de réussir sans que les variables interindividuelles (en milieu difficile notamment) influencent leurs performances scolaires. C’est dans cette perspective seulement que nous arrêterons de former des élèves « zappeurs » tournés vers la note et le résultat et ainsi, que nous permettrons aux élèves de mieux apprendre, et à leurs parents de s’en rendre compte.
 

Un militant du Sgen-CFDT à l’honneur

A. BourgarelC’est une belle reconnaissance pour ce militant du Sgen, trois ans à la tête de la Commission socio-pédagogique du Sgen-CFDT (1972 à 1975) et à l’origine de la création des Zep : Alain Bourgarel a été fait chevalier de la légion d’honneur  samedi 8 novembre par Marc Bablet, IA-IPR de l’académie de Créteil. Par ce geste, l’institution s’honore : elle reconnaît les mérites d’un homme d’une grande modestie mais capable de soulever des montagnes pour contrer l’indifférence envers les enfants des familles pauvres et l’hostilité de ceux qui s’opposent à une action territoriale ciblée  pour une école plus juste. Lire la suite

Un an de prison pour avoir voulu assister à un match de volley-ball masculin

C’est la peine infligée à Ghoncheh Ghavami, jeune femme irano-britannique de 25 ans. Arrêtée à Téhéran après avoir voulu assister à un match de volley-ball masculin ( elle participait le 20 juin 2014 à un rassemblement de femmes voulant assister  à une rencontre de la Ligue mondiale de volley entre l’Italie et l’Iran, signale FranceTV info.), elle était accusée de « propagande contre le régime ». L’avocat de la jeune femme, espère une remise de peine, sa cliente n’ayant aucun antécédent judiciaire. Le verdict a été dénoncé comme « scandaleux » par plusieurs ONG dont Amnesty International. Londres s’est dit « préoccupé » (cf. le quotidien La Croix du 4 novembre 2014, page 6 voir aussi le site de Libération ).

Sans commentaire…

Présidence des jurys de concours EPS

Comme l’indique le BO n 39 du 23 octobre 2014, c’est Valérie Debuchy, Doyenne du groupe de l’EPS de l’Inspection générale, qui assurera la présidence du jury pour le Capeps externe et Carole Sève, Inspectrice générale qui présidera le jury de l’agrégation d’EPS.

Quant aux Capeps interne et réservé, les jurys seront présidés par  Michèle Jeanne-Rose, Inspectrice générale de l’Education nationale.