Cadeau ! Le gai savoir au coeur des sciences et des arts

IMG_2704L’admiration est un sentiment qui réjouit et fait grandir à tout âge de la vie.

En cette période de fin d’année et de vacances scolaires, et pour faire le plein d’énergie, profitons des rencontres virtuelles que permettent les technologies modernes pour écouter cette personne remarquable : André de Peretti.

L’ayant rencontré dans les années 1980 à une formation du Crap Cahiers pédagogiques,  la rédactrice de ces lignes en retint  ce viatique  dans son métier d’enseignante : « donner plus de responsabilités aux élèves ». Plus  de trente ans plus tard, à 98 ans, l’homme transdisciplinaire, à la fois poète et scientifique, ingénieur et dramaturge, écrivain et professeur, parlementaire et diplomate, psychosociologue et « formateur de formateurs » est toujours aussi passionnant. Pour le voir et l’écouter, cliquer ici

Bonne fin d’année !

 

Avancement de grade : CE d’EPS et PEGC

Les modalités d’examen des dossiers en matière d’avancement de grade : hors-classe des chargés d’enseignement d’éducation physique et sportive et des PEGC, classe exceptionnelle des PEGC et des chargés d’enseignement d’éducation physique et sportive, sont exposées dans une note de service au BO du 18 décembre 2014. Lire la note ici

Promotions de corps : liste d’aptitude agrégé-e-s, liste d’aptitude certifié-e-s et PEPS

Une note de service, au BO du 18 décembre 2014, donnent  les modalités d’inscription sur la liste d’aptitude pour l’accès au corps des professeur-e-s agrégé-e-s.

Les candidatures sont à saisir sur le portail i-prof  du 6 janvier au 28 janvier 2015. Pour les cas particuliers, voir la note ici ( §3)

Au même BO, on trouvera la note de service concernant l’accès par liste d’aptitude au corps des certifiés et des professeurs d’EPS  ( condition d’âge : 40 ans au moins au 1er octobre 2015) voir la note ici. Les candidature doivent être saisis du 6 janvier au 28 janvier. Le dossier de candidature (accusé de réception et pièces justificatives) doit être transmis par le candidat au plus tard pour le 6 février 2015 .

Evaluation : une longueur d’avance pour l’EPS !

Il est heureux de constater que l’apport des enseignants d’EPS au sein de l’équipe educative commence a être reconnu et compris du grand public comme en témoigne cet article ( ici ) qui, pour illustrer le thème d’actualité de l’évaluation, prend le travail des professeurs d’EPS pour exemple.

Les enseignants d’EPS n’évaluent pas selon une norme calquée sur les performances des champions mais en fonction des progrès de l’élève.

lire l’article ici

Car les enseignants d’EPS ne sont pas seulement des didacticiens des activités sportives, comme les y réduisaient les programmes de 1996. Ils sont aussi des pédagogues qui ont su faire évoluer leurs pratiques et ouvrir les élèves à des champs d’expériences corporelles variées qui ne se limitent plus aux seules activités d’opposition ou de performance. Cette évolution positive s’est inscrite dans les derniers programmes d’EPS avec l’introduction des activités de pleine nature, des activités artistiques et à visée esthétique et avec, en lycée, l’introduction de la CP5 ( développement et entretien de soi). Ces activites et pratiques variées réconcilient les élèves non sportifs avec l’activité physique, heureux contrepoids aux risques de la sédentarité et facteur d’équilibre et de bien-être.

Les avancées novatrices de ces programmes, dont les collègues voient les bénéfices pour leurs élèves, doivent être conservées et amplifiées.

Corps au travail : préjugés et prévention

Notre tradition française valorise le travail intellectuel et cérébral au mépris souvent du travail corporel et du sensible. Pourtant, l’engouement pour l’art et la culture, y compris sous l’angle financier et économique, montre que ces deux aspects n’ont pas à être dissociés.
L’enseignant  d’EPS est encore souvent ignoré et son travail méconnu parce que chacun juge à l’aune de son expérience et beaucoup se souviennent de cours de gym peu attrayants, avant la création du Capeps et l’exigeante formation en Staps qui y conduit.
Pour acquérir la dignité universitaire indispensable en France, il a fallu instituer une « discipline » et une agrégation, gage de « sérieux » (elle établit toutefois une inégalité dans le nombre d’heures de service peu équitable entre enseignants d’EPS quand il s’agit du même travail au profit des mêmes élèves.) Ce concours sélectif, accordant une grande place à la performance sportive, incitait à forcer sur l’entraînement physique pour s’assurer la note la meilleure quitte à en payer le prix peu après avec des problèmes articulatoires ou musculaires.
Ce lien fort avec le sport entraîne aussi des contraintes d’espaces normés : stade, gymnase, piscine avec, comme pour les autres disciplines, la tentation de calquer l’enseignement sur la pratique et les résultats des meilleur-e-s . Étalonner les résultats des élèves à partir de ceux des champions, mettre de mauvaises notes : être un « vrai » prof ? Heureusement, les enseignants d’EPS sont formés à la pédagogie et les programmes ont le souci de valoriser le développement et les progrès de l’élève indépendamment d’une norme idéale, inaccessible à un grand nombre.
Les enseignants d’EPS, travailleurs du corps, ont droit à une médecine de prévention adaptée à leurs activités. Leurs espaces de travail, gymnases et piscines particulièrement bruyants, ont à être aménagés en conséquence et le jeu, plus souple et riche de possibilités, doit être privilégié pour déjouer les contraintes matérielles et permettre le développement des virtualités de chaque élève, qui ne sont pas que sportives mais aussi artistiques, relationnelles, pour un développement global, personnel et humain.

La problématiques du corps au travail commence à être prise au sérieux dans les CHSCT. Elle vient aussi d’être prise en considération dans un lieu d’excellence emblématique, où l’on ne saurait, certes, parler de sport mais d’exigence physique de très haut niveau : l’opéra de Paris, qui a réalisé un audit avec une physiologiste. Un demi-million d’euros a été levé pour remplacer les parquets. Des problèmes ont été diagnostiqués à la réception des sauts. Le nouveau directeur, Benjamin Millepied, envisage aussi un aménagement du temps pour mieux gérer les moments de récupération : pause plus longue à midi pour manger et faire des exercices de prévention.
Un bilan de santé au Mallandin Ballet Biarritz, en 2011, par l’équipe médicale composée d’un médecin du sport, d’un kinésithérapeute et d’un ostéopathe, montrait que 16 % des danseurs souffraient de traumatismes aigus et 84 % de micro blessures.Des actions de prévention ont été mises en place : sophrologie, analyse des postures et de la gestuelle, sensibilisation à la nutrition, étude du rythme de récupération, du système respiratoire (cf. La Croix 12 décembre 2014, Danse et santé, un pas de deux à travailler, un article de Marie Soyeux.).

A quand une médecine de prévention digne de ce nom à l’Éducation nationale ?

Le droit et le devoir de voter

Les chiffres de la participation aux élections professionnelles  progressent lentement de puis l’ouverture du scrutin qui sera clos le 4 décembre à 17heures.

Il est  encore temps, pour les différents personnels concernés d’exercer leur droit de vote et de choisir les valeurs qu’ils veulent voir défendues. Sinon, il faudra attendre 4 ans !

Pourquoi voter  ici et   ici.

Mais que font les syndicats  ?  ici ;-)

Le Sgen-CFDT, un syndicat en phase avec la réalité de nos pratiques dans les établissements. Lire la suite