Genre et discriminations

L’institut Emilie du Châtelet organise le 20 juin 2017 une table ronde à l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif Genre et discriminations (éditions iXe), trois auteures partageront leur regard sur l’imbrication du genre et des discriminations dans le champ qu’elles ont étudié :

Lisa Carayon: Genre et accès au titre de séjour: les discriminations invisibles
Catherine Louveau : Le test de féminité: genre, discrimination et violence symbolique
Chantal Morley : Discrimination dans le domaine technique: le fonctionnement du stéréotype de genre

La discussion sera ouverte par Jacqueline Laufer, professeure émérite à HEC, et Patrick Simon, directeur de recherche à l’Ined.

Plus d’informations ici 

 

Subjectivité, corporéité et objets connectés


Regards croisés sur le design et les devenirs de l’’interaction

Séminaire interdisciplinaire organisé par la Chaire « Valeurs et politiques des informations personnelles » - IMTLASCO IdeaLab de l’IMT
Équipe ETHOS de Télécom École de Management
École Supérieure d’Art et de Design (ESAD) de Reims
Responsables
Armen Khatchatourov – Isabelle Queval – Olaf Avenati – Pierre-AntoineChardel
Mardi à 16h30
24/01, 07/03, 25/04, 23/05, 13/06
Lieu : Institut Mines-Télécom, site de Télécom ParisTech – 46, rue Barrault,Paris 13

 

Les effets de l’activité Physique sur les capacités d’attention

Chaque étude scientifique doit être considérée au regard des conditions d’expérimentation qui lui sont spécifiques. Tous les résultats doivent donc être lus avec une attention critique, c’est avec cette intérêt et cette parcimonie que je vous joins le compte-rendu d’une étude que vous trouverez en pièce jointe (.lien étude)

L’activité physique produit un effet bénéfique sur la capacité d’attention des adolescents, telle est la conclusion d’une étude publiée par « The Journal of Pediatrics » en janvier. Elle a été menée auprès de 273 adolescents, âgés de 12 à 17 ans, dans le cadre de l’enquête HELENA sur la santé et la nutrition des adolescents, financée par la Commission européenne et conduite dans six pays : France (Lille), Espagne (Saragosse), Autriche (Vienne), Allemagne (Dortmund), Hongrie (Pécs), Grèce (Athènes).
Concrètement, les participants ont porté un accéléromètre (outil de mesure de l’activité physique) pendant sept jours. Ils ont en parallèle passé un test pour analyser leur capacité d’attention. Ce test était axé sur trois composantes : la vitesse (quantité de travail effectué dans une période donnée), la concentration (qualité du travail), le rendement (rapport entre vitesse et qualité).
Des niveaux accrus du facteur neurotrophique issu du cerveau
Comment expliquer les effets positifs de l’activité physique sur les fonctions cognitives ? Ils pourraient être liés à des changements physiologiques, tels des niveaux accrus du facteur neurotrophique issu du cerveau (Brain-Derived Neurotrophic Factor, ou BDNF).
Le BDNF agit sur certains neurones du système nerveux central et du système nerveux périphérique. Il favorise la survie des neurones existants, la croissance et la différenciation de nouveaux neurones et des synapses. Dans le cerveau, le BDNF est actif dans l’hippocampe, le cortex, le prosencéphale basal qui constituent des aires essentielles pour l’apprentissage, la mémoire et d’autres fonctions cognitives.
L’activité physique doit rester modérée
Hypothèse complémentaire, il est possible que la participation à une activité physique provoque une excitation immédiate et mette fin à l’ennui, ce qui éleverait la capacité d’attention. Néanmoins, cette activité physique doit rester modérée car une activité très soutenue « pourrait conduire à une plus grande fatigue, et donc une diminution de l’attention », soulignent les chercheurs.
Face aux difficultés à maintenir l’attention des enfants et des adolescents, des cours d’éducation physique modérée représentent donc une piste à explorer pour améliorer les apprentissages. Selon les résultats de cette étude, une durée d’au moins une heure par jour serait recommandée. La même durée est d’ailleurs préconisée en matière de prévention de l’obésité.
L’étude est publiée par « The Journal of Pediatrics ».

Actions, significations et apprentissages en EPS

« Actions, significations et apprentissages en EPS »
Un blog à découvrir !
Parce que chacun de nous a vécu ce décalage parfois abyssal entre son cours imaginé et le cours réalisé… Parce que chacun a constaté la fluctuation de ses propres états émotionnels, de ses décisions, de ses improvisations, au fil d’une séance… Parce que chacun s’est une fois dit à propos des comportements d’un élève : « mais qu’est-ce qu’il a bien pu lui passer par la tête pour qu’il fasse cela ? »

C’est entre autre, parce que toutes ces questions existent pour un enseignant, parce que la situation écologique de la classe est complexe, prise dans un faisceau de facteurs nombreux, eux-mêmes, sans cesse actualisés par l’instant qui survient, que l’approche de l’Action située, qui s’attache à comprendre l’expérience, en situation, des acteurs, nous semble intéressante à creuser.
L’expérience ici appréhendée renvoie à l’expérience globale de l’acteur, dans ses dimensions motrices, cognitives, émotionnelles, sociales… qui sont conçus comme un tout indissociable.

Les chercheurs travaillant sur ce programme du Cours d’Action, après avoir publié un ouvrage, présentant cette perspective originale de recherche sur les pratiques de classe, ont souhaité prolonger les échanges avec les chercheurs, enseignants, formateurs, étudiants, par le biais d’un blog intitulé « Actions, significations et apprentissages en EPS » (https://apprendreeneps.wordpress.com).

« Avec ce blog, nous mettons à disposition des lecteurs un ensemble de ressources et de liens utiles, en relation avec les recherches et innovations en EPS inspirées du programme du Cours d’action. Mais nous lançons aussi une invitation à tout lecteur, étudiant(e), enseignant(e), chercheur(se), formateur(e)… N’hésitez pas à nous faire part de vos avis, commentaires, critiques, analyses, de vos innovations, de vos propres publications, de lectures intéressantes…  »
Les auteurs : Jacques Saury, David Adé, Nathalie Gal-Petitfaux, Benoît Huet, Carole Sève, Jean Trohel

Extrait du blog :

Un idée simple en est à l’origine. L’ouvrage que nous avons publié en janvier 2013 sous le titre « Actions, significations et apprentissages en EPS : une approche centrée sur les cours d’expériences des élèves et des enseignants » (Editions EP.S. Collection Recherche et Formation) a entre autres pour ambition de favoriser des échanges, discussions ou débats avec des chercheurs, enseignants d’EPS, étudiants en formation aux métiers de l’enseignement ou conduisant des recherches en EPS, de susciter des partages d’expériences, analyses critiques, suggestions d’innovations pédagogiques, de pistes nouvelles de recherche, de lectures…
Dans cet ouvrage, nous présentons une perspective originale de recherche sur les pratiques de classe (le programme de recherche du Cours d’action), centrée sur l’expérience des élèves et des enseignants, le sens qu’ils donnent à leurs actions en classe. Nous établissons également une synthèse des résultats des recherches menées dans cette perspective depuis une dizaine d’années, en décrivant la complexité de l’engagement des élèves dans les situations de classe, et des interactions entre les élèves et entre les enseignants et les élèves. Enfin nous esquissons des propositions pour penser les dispositifs d’apprentissage et les interventions de l’enseignant en EPS selon une conception que nous qualifions « d’enactive », accordant une place centrale à la qualité des expériences individuelles et collectives vécues par les élèves en EPS.

 

Le sport, une philosophie ?

C’est la question que pose le dossier du dernier numéro de Sciences Humaines  (Juillet 2015) que la revue présente ainsi :

« Le sport suscite de nos jours un engouement auquel il est difficile d’échapper. Quelle place occupe cette activité dans nos vies, à quelles aspirations individuelles et collectives fait-elle écho ? Lire la suite

« Trop fort ton corps ! »

IMG_2846Signalée par le Café pédagogique, une exposition intitulée  « Trop fort ton corps » est proposée  au Vaisseau de Strasbourg jusqu’au 30 août 2015. Elle s’adresse aux élèves de primaire (cycle 2 et 3) et de collège.

Le Café la présente  (sans  référence aucune à  l’EPS :  trop fort ! …) dans l‘Expresso du 16 février en ces termes :

L’exposition « Trop fort ton corps ! » accompagne les visiteurs dès 7 ans dans un parcours interactif de 23 éléments qui permettent à tout un chacun de tester ses capacités physiques et sensorielles, afin de mieux se connaître. Elle aide chacun à mieux se situer en fonction de son âge, de son sexe ou de son poids. Elle répond d’une manière ludique à toutes les questions que chacun se pose, et permet d’aborder diverses disciplines comme la biologie, les mathématiques, les sciences humaines et la philosophie ! Un carnet de parcours remis à chaque participant, invite à de nombreuses expériences étonnantes parfois déroutantes : à chacun son corps, et à chacun ses résultats ! »

C’est une exposition en anglais, allemand et français qui propose aux enseignants des documents d’accompagnement  pour préparer la visite et la prolonger. On y lit que « cette exposition est intéressante en terme de transversalité et peut être l’occasion d’approfondir ou de réviser des connaissances liées aux programmes scolaires tout particulièrement en matière d’éducation physique, mathématiques et sciences de la vie. » Lire la suite

A la découverte du corps humain

Le réseau Canopé, réseau de création et d’accompagnement pédagogique, en partenariat avec Universcience, la MGEN, l‘Inserm, les Editions Educagri et l’INPES propose une nouvelle plateforme éducative, en libre accès, pour découvrir et comprendre  le corps humain : Corpus.

Corpus est à la fois un outil de compréhension des principales fonctions physiologiques du corps, d’éducation aux bonnes pratiques en matière de santé  et d’information sur les dernières avancées en recherche biomédicale au moyen d’une interface 3D, d’une collection films vidéos ( plus de cent !) et de scénarios pédagogiques.

On notera avec un rien  ( !) d’ironie que la première vidéo est intitulée « Faire du sport » et présente un jeune femme qui fait de la danse orientale ! La danse orientale classée dans les sports ! Vite, des championnats de danse orientale !

Faire passer pour sport ce qui est du registre de l’activité physique et artistique est un abus de langage dont il faudrait se garder. Au risque de se répéter, c’est bien l’activité physique qui est bénéfique à la santé et le sport, s’il est pratiqué dans certaines conditions. Et ceci nécessite une éducation, celle qu’apporte l’éducation physique à l’école.

 

 

Hyperactivité

« L’hyperactivité, le syndrome qui agite les experts », titre le supplément au journal Le Monde du 3 septembre « Science et médecine » .

Michel Lafargue ( CT et réseau EPS du Sgen) nous invite à lire l’article :

 Il y est écrit que:
1- l'hyperactivité (qui concerne à peu près un enfant par classe) 
est unvéritable problème de santé publique(Cf. Olivier REVOL, 
chef du service deneuropsychiatrie à l'Hôpital Neurologique du CHU 
de Lyon);
2-les études récentes montrent que les prédispositions génétiques 
jouent un rôle mineur par rapport aux facteurs sociaux et 
environnementaux, notamment les traumatismes de l'enfance, ou le temps
passé devant des écrans";
3- "Dire que la TDAH est une maladie du cerveau , c'est faux.
Dire que la société fabrique du TDAH , c'est vrai!" tranche 
François GONON neurobiologiste, chercheur à l'Université de Bordeaux..
Pour affiner, l'article donne la parole à Louis Scara, directeur 
du CentreMédico-psycho pédagogique de Villeneuve St Georges du 
Val-de-Marne: "Il est important d'écouter les symptômes de l'enfant. 
La TDAH n'est pas une entité clinique par la seule classification 
DSM-V, publié en mai 2013, il demeure une nébuleuse".
Et pour enfoncer le clou, , pour le docteur Bruno Harlé,médecin 
psychiatre au Centre Hospitalier de Bron(Rhône-Alpes),"la désignation
TDAH est un abus de langage".
L'article présente différentes alternatives à la médication dont la
remédiation cognitive. Un colloque sur le sujet a eu lieu à Bordeaux 
les 1-2Juillet.Il conclut:"l'entrainement des fonctions 
attentionnelles et exécutives pourrait avoir un effet réducteur des 
problèmes de comportement,favorisant une "meilleure adaptation"
(université du Québec, à Montréal).
Attitudes, postures singulières repérées dans le système éducatif, 
l'EPS est concernée par cette problématique. Il s'agirait de penser 
et de mettre en œuvre une pédagogie de l'attention; la méditation 
semble avoir des effets bénéfiques..l'eutonie, les formes diverses et 
variées de relaxation, de gymnastique respiratoire sans doute aussi.
Tout un programme..qui revisiterait le concept de "besoins éducatifs"
tenant compte d'un réel de comportements pluriels, en ce XXIème siècle.