Les enjeux de la refondation de l’Ecole, intervention de Carole Sève

Le Sgen-Cfdt était présent à l’Assemblée Générale de l’AEEPS des Pays de la Loire le vendredi 11 décembre, au Mans.
Carole Sève*, IGEN, a ouvert la soirée par une intervention sur les « enjeux de la Refondation de l’Ecole » et les conséquences sur les programmes.

En s’appuyant sur des documents d’analyse et des résultats de diverses enquêtes, reflétant la situation de l’école française au point de vue mondiale, Carole Sève a tout d’abord rappelé la situation actuelle : il existe de grandes disparités de résultats entre les élèves au sein de l’école (essentiellement liées à la situation socio-économique des familles), ces disparités augmentent au cours du cursus scolaire, chaque année un nombre important d’élèves « décrochent » du système scolaire.
C’est à partir de ce constat, qu’a été initiée une consultation nationale, qui a donné lieu à la Loi de refondation de l’école qui se met en oeuvre aujourd’hui.
L’enjeu de cette loi est de réduire les inégalités et permettre à chacun et à tous les élèves de réussir à l’école et à se construire un projet de vie. La visée de promotion d’une élite scolaire est articulée avec cet enjeu .
Carole Sève évoque que ces enjeux se confrontent à certains freins dans la mesure où l’échec scolaire touche inégalement les différentes classes sociales.

La Loi de refondation, entend s’appuyer sur plusieurs leviers :
- Agir le plus tôt possible (scolarisation des moins de trois ans, les rythmes scolaires…)
- Faciliter les transitions (premier et second degré, collège-lycée etc..)
- Former des enseignants autour de problématiques liés aux apprentissages des élèves, au delà des connaissances disciplinaires. (D’où une réforme de la formation, la construction d’une culture commune, propice à la construction de l’interdsiciplinarité etc…, une réforme des modalités de recrutement des enseignants)
- Révision de la carte de l’Education Prioritaire
- Agir en faveur de la mixité sociale dans les collèges.
- Engager une réforme structurelle et pédagogique des collèges.

La « fabrique des programmes »
Carole Sève rappelle la composition mixte de la CSP, où siègeait une représentation mixte de la société civile, des universitaires et des professionnels de l’éducation.
La cahier des charges posé en amont de la rédaction des programmes imposait :
D’être accessible aux usagers (partie bleue et blanche)
D’être articulés au socle commun
D’être conçus par cycle, avec des attendus de fin de cycle.
De garantir une cohérence diachronique (les cycles) et synchronique (les domaines du socle)
De proposer une entrée par les compétences et non par les savoirs disciplinaires.
De s’inscrire dans une entrée élève (la question ne devrait plus être « est-ce que j’ai fini mon programme »? mais « qu’est-ce que les élèves ont appris? »)
De permettre un décloisonnement des savoirs disciplinaires, et une contribution aux parcours.
De laisser des marges d’initiatives et de responsabilités aux équipes.

Pour l’EPS, C. Sève reconnait que la construction fut un peu « chaotique », du fait de différentes conceptions de l’EPS, et de positionnements complexes entre continuité et rupture…

Mais au final, c’est avant tout la cohérence avec les enjeux de la Loi de refondation, en lien avec le cahier des charges posés, qui a guidé la rédaction de ces programmes

L’EPS a toute sa place dans la refondation. Aux acteurs de l’ancrer dans les réformes et d’en construire la cohérence et la pertinence.

Propos recueillis par C. Rossard

Au salon européen de l’éducation

Le salon de l’Éducation s’est tenu du 21 au 24 novembre Porte de Versailles à Paris.

Entre autres animations, celle mise en place sur  le stand de la Maif offrait  à des collégiens et lycéens une  occasion unique de faire du basket en fauteuil. Une occasion de prendre conscience des difficultés quotidiennes rencontrées par les personnes en situation de handicap mais aussi  de leurs capacités d’adaptation. Une occasion aussi de changer de regard sur le handicap.

A 13 heures, quittant en voisin le Salon des Maires où il avait parlé de la mise en place des rythmes scolaires, Vincent Peillon, accompagné de George Pau-Langevin et de Najat Valaud-Belkacem, a répondu à l’invitation du Cape, le Collectifs des associations complémentaires de l’Ecole.

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Réunion à l’Inspection générale d’EPS – 8 novembre 2011 -

Présents à cette réunion :
- Inspection Générale : Bernard André, Roger Bambuck, Jean-Pierre Barrué (Doyen), Véronique Eloi-Roux et Michèle Métoudi ;
- Syndicats : SNEP et Sgen-CFDT.

A l’ordre du jour de cette réunion figuraient 3 points :
1- la certification en EPS : Baccalauréats, Brevet des Collèges ;
2- les installations ;
3- l’agrégation.
Pour l’IG EPS : contenus, certifications, outils de mise en oeuvre et recrutement des enseignants sont quatre leviers d’action.

I – Certification en EPS : bac général et technologique
Un arrêté et une circulaire sont en préparation pour la rénovation de la certification aux bacs général et technologique, troisième étage de la rénovation, après les programmes et les référentiels.
Les textes doivent être publiés dès mars pour la rentrée de septembre 2012 et la session rénovée du Bac 2013.
Il s’agit d’harmoniser les conditions de formation et de certification, éléments clés de la mise en oeuvre des programmes de lycée.
Enseignement commun
3 activités relevant de 3CP différentes de niveau 4 seront à évaluer, s’appuyant sur le référentiel du bac pro, avec peut-être l’apport de quelques éléments ou ajustements.
Enseignements facultatif
Évaluation de 2 activités de 2 CP différentes car il s’agit d’une
éducation physique et sportive et non d’une spécialisation .1)
pratique physique 2) entretien sur les connaissances liées
aux activités.
La circulaire précisera le pourcentage de chacune des
épreuves. Il ne sera pas donné dans l’arrêté. (Sans doute,
75% et 25%, diminution du poids de la pratique physique au
profit de la réflexion).Quant au « quoi certifier », le niveau de
référence sera le niveau 5.
Enseignement de complément
En lien avec les programmes -3 thèmes d’étude et 1 à 2 Apsa
par thème-, il s’agira de 3 thèmes d’étude et de 3 Apsa de niveau
5. il y aura une production individuelle et une production
collective. Il s’agit de privilégier la réflexion.
Le CCF : la co-évaluation est maintenue.
L’ Inspection Générale tient compte du principe de réalité jusqu’à
preuve qu’elle ne sert à rien.
Elle apporte un regard extérieur et un travail d’équipe.
Toutefois, en LP, fait remarquer le Sgen-CFDT, l’ EPS est
la seule discipline qui ne bénéficie pas de la co-évaluation.
C’est une question de moyens, répond l’ IG.
Le Snep fait savoir qu’il attaque sur le sujet en Conseil
d’État (Pour lui, les nouveaux programmes ont conduit à une
évolution qui n’est pas un simple toilettage, sans que soient
donnés les éléments qui la justifient. Il estime que les commissions
académiques ne sont que des chambres d’enregistrement,
dont la production se limite à des statistiques et
ne disent rien de la manière dont se passe le bac).
L’IG conteste et renvoie aux sites académiques où sont publiés
les rapports des commissions.
Le Snep estime que les 3 Apsa dans 3 CP différentes ne passeront
pas dans la profession.
Ainsi, il n’est plus possible de faire rugby et badminton, les 2
activités relevant de la CP4.
On est passé du «on peut» à «on doit», une contrainte, un
changement non demandé.
L’IG fait valoir le calendrier contraint (la DGESCO a validé le
texte la veille) mais elle récuse toute surprise: c’est le programme
du lycée, pour lequel, certes, le Snep a eu un vote
défavorable au CSE, mais ce n’est en rien une surprise.
La certification est venue de l’alignement du bac général et
du bac professionnel avec un volume horaire équivalent obtenu,
rappelle-t-elle, après un vif combat.
(NB : dans cette lutte, ce sont les Arts appliqués qui ont
trinqué, passant à 1h30, l’EPS en LP conservant 2 heures)
Il s’agit de permettre l’accès à l’ensemble des pratiques
physiques, de développer la capacité des élèves à
prendre en charge leur vie physique.

D’où la CP5 de niveau 4.
La certification correspond à la mise en oeuvre des programmes,
avec 3 APSA dans 3 CP.
Il s’agit de choisir des activités.
Aujourd’hui, la CP4 est sur-dimensionnée.
Un court débat s’engage sur la classification des APSA en relation
aux pratiques sociales…. de référence.
Pour y voir plus clair dans le futur :
1 – l’IG prend contact avec la Conférence des Directeurs pour
préparer l’écriture des prochains programmes; à partir des recherches
menées en Staps, il s’agirait d’ identifier les
compétences/connaissances «différenciées» que l’élève aurait
à construire dans son «EPS scolaire ».
2 – Reste donc ouverte la question de connaître les savoirsfaire/
être à développer: 5, 6, voire 7 savoirs fondamentaux différents?
Il paraît que la recherche avance mais la question demeure.
Nous apprenons que, dans ce but, l’Inspection Générale organisera
en septembre un colloque de 2 jours sur le rapport
«Sciences et EPS» ; question sous-jacente : la détermination
des conduites à retenir pour préparer la rédaction des futurs
programmes car à ce jour, « le concept de compétences n’est
pas stabilisé », Autrement dit ça bouge sur le sujet.
Il y a une acceptation temporaire actuelle mais il faut aller de
l’avant, en lien avec la recherche et les établissements pour
une réécriture à dix ans du contenu des programmes », nous
explique le doyen.
Les principes retenus pour le Bac :
- allègement
- diversification
- gestion de la vie physique
Un peu plus de spécialisation par l’option mais la formation
n’est pas que mono disciplinaire
Pour l’ IG, le « thermomètre est construit ».
- Il reste à voir, ensuite, comment cette diversité va mettre à
l’épreuve les pratiques professionnelles.
- C’est le rôle des commissions académiques, de la commission
nationale que d’analyser le terrain.
- Les résultats sont sur les sites académiques.
- Deux rapports manquent mais l’instance fonctionne.
- Il s’agit de diminuer l’écart entre garçons et filles ; en 2010,
il était d’un point ; plus les certifications se feront sur 3 CP et
plus, on pourra considérer que l’offre est équilibrée; cela
permettra de diminuer l’écart garçons/filles. Cette intention
n’est pas une surprise pour la profession.
- L’arrêté, insiste le Doyen, a été travaillé, en juillet, avec des
professeurs et non avec un groupe restreint d’experts.
- L’urgence venait des élèves actuellement en première.
- L’arbitrage de la DGESCO s’est fait attendre jusqu’au 7 novembre.
- L’enseignement et l’évaluation sont choses différentes.
- En 2010, à plus de 20% les activités choisies ont été : badminton,
½ fond,volley, basket, ping-pong.
- Sur la course d’orientation, la Commission de Nice fait un
« retour d’expérience ».

En conclusion,
1 – des bourses de recherches seront affectées pour concevoir
les évolutions souhaitées;
2 – l’ IG souhaite que la CP3 puisse prendre plus de place;
3 – la CP5 a sa pertinence et se justifie pleinement car elle enrichit
les pratiques physiques;
4 – pour que le thermomètre fonctionne, il y faudrait de la Formation
Continue; l’ IG regrette la baisse de l’offre de formation
et compte bien y mettre un terme…. A suivre de près ;
5 – Sur l’examen ponctuel : rien n’est changé sur le fond.
Les commissions académiques ne font pas remonter de problèmes
de sécurité mais elles pointent que beaucoup d’élèves
ne se préparent pas. Les binômes vont changer, mais à la
marge.
6 – Sur l’option ponctuelle : on constate peu d’équité sur le
territoire
39 épreuves à Strasbourg , 3 à Créteil.
L’inspection juge qu’il faut niveler les différences inter académiques
par une liste fermée d’activités support et ne certifier
que par une seule épreuve.
Elle souligne que la passation de l’épreuve nécessite 100
ETP pour une rentabilité infime. Une option coûteuse et non
rentable.
Elle envisage :
- la possibilité d’une épreuve académique Paris/Versailles/Créteil ;
- la validation d’acquis et une reconnaissance pour les sportifs
de haut niveau ainsi que pour les scolaires (jeunes officiels
et podiums). Les compétitions sont maintenues.
On peut y lire la part du feu vue l’idéologie élitiste dominante
du «mérite», du «champion », au détriment de la
promotion de tous dans des activités plus coopératives
visant tout autant le dépassement de soi mais sans pulsion
agressive destructrice pour un savoir vivre ensemble
nécessaire.

II – Le Diplôme National du Brevet
Les recommandations pour le Brevet des collèges datant de
1987, il a semblé nécessaire de revoir l’évaluation au DNB.
La DGESCO a toutefois longtemps hésité sur le maintien ou
non de cet examen, d’où le retard pris.
Avis du Sgen-CFDT
Les plus anciens d’entre nous savent que l’examen pour le
Brevet a été supprimé durant plusieurs années (entre 1978 et
1985) seul était pris en compte le contrôle continu. L’acquisition
d’un socle commun de connaissances et de
compétences suppose un contrôle en cours de formation validant
les connaissances et compétences acquises. Or le DNB
revient à l’addition hétéroclite de moyennes diverses de
notes obtenues en cours d’année, à laquelle s’ajoutent trois
notes obtenues aux épreuves disciplinaires de l’examen terminal
écrit, plus la note de l’oral d’histoire des arts et celle de
vie scolaire. La somme de toutes ces notes, avec ou sans coefficient,
fait que, par un phénomènes de compensation, des
manques dans des savoirs fondamentaux ne sont pas rédhibitoires.
Le DNB, de fait, n’atteste en rien des capacités réelles
acquises par l’élève, sauf pour le B2i et le niveau 2 du CECRL
en langue vivante – encore faut-il que les enseignants
aient pu s’approprier les enjeux. Or c’est bien la maîtrise du
socle commun par tous qui est en jeu au sortir de la scolarité
obligatoire, ce qui est une formidable ambition démocratique
à laquelle se refusent encore les lobbys disciplinaires. Il est
bien certain que l’EPS dont la finalité est de former des citoyens
lucides, cultivés et autonomes, est capable de répondre
à ce défi, elle qui permet de travailler tous les piliers
du socle. Croire que cela passe par une note ou une
moyenne de notes dans une ou plusieurs disciplines, qu’elles
soient sportives ou non est un contresens. « Gagner le
match » ne décerne pas immanquablement un brevet de vertu
citoyenne, pas davantage que le fait d’obtenir une bonne
note en trichant.
A l’heure de la RGPP, on observe que l’EPS représente 20 Millions
d’heures d’éducation physique et 2,8 Millions d’heures
dévolues aux associations Sportives d’ Établissement (forfait
de 3 heures inclus dans le service des professeurs d’EPS).
Les seuls chiffres disponibles pour en mesurer les effets sont
les moyennes à l’examen. Le référentiel de certification de 5
niveaux permet de montrer quelle part de la population scolaire
atteint le niveau 2. Un référentiel national existe pour le
lycée mais au collège, si les compétences sont définies au niveau
national, les référentiels le sont au niveau local.
Il s’agit pour l’Inspection de répondre aux intérêts de la représentation
nationale : la certification en classe de 3ème portera
sur une activité de chaque CP. Le niveau 2 du référentiel
national servira de référence pour une évaluation des effets
de l’enseignement du professeur. L’inspection rappelle que
l’enquête 2006 de la DEPP (Direction de l’Évaluation, de la
Prospective et de la Performance) sur l’image du sport et de
la discipline donnait une image positive de cet enseignement.
Le Snep regrette la faiblesse du coefficient (1 sur 19) et en
fait reproche à ceux qui ont voté contre le coefficient 2 au
CSE, désignant nommément le Sgen-CFDT.

L’avis du Sgen :
Ce vote contre est parfaitement assumé et a été dûment motivé
: à l’heure où il s’agit de former tous les élèves et non pas
d’organiser la sélection de quelques uns, une mise en
concurrence des disciplines est parfaitement inefficace et
contre productive. C’est bien un travail d’équipe des enseignants,
une synergie des disciplines qui permettra de doter
chaque élève des compétences et des connaissances
indispensables à une vie de citoyen. Plus que jamais, la situation
économique nous impose de relever ce défi, manqué depuis
30 ans du fait d’un lobby disciplinaire corporatiste, frileux
et sclérosant.
Le Snep affirme que les savoirs propres à l’EPS sont absents
du socle : il confond comme à l’habitude, l’EPS et les disciplines
sportives, les finalités d’une éducation et ses moyens.
Le programme précise ce qu’il y a à enseigner mais ne dit
pas comment on évalue.
Pour rendre compte du niveau 2 atteint, il faut dire la situation
de référence et qualifier le niveau.
Pour savoir le rôle que joue l’EPS en collège, il y a aussi un
élément qualitatif à prendre en compte tout au long du cursus
collège : le rôle de l’enseignant, la situation existante, le curriculum
caché.
Que génère le « processus programme » dans sa version 2008 ?
L’Apsa serait une référence pour les élèves.
Un rétrécissement du nombre d’ APSA est souvent programmé
pour augmenter la durée d’apprentissage avec un découpage
de l’année en trois, sans vue d’ensemble sur la classe
de 3ème. Le cadre du programme est de 8 APSA.
Il faudrait donc une appropriation des enjeux de la discipline
pour évaluer tous les effets du travail enseignant à ce niveau,
Comment ? la commission académique collège ? un contrôle
des effets de la programmation sur le terrain ? Qui pourrait
suivre tout ce travail à penser et réaliser ? Les IPR ? La coordination
de la discipline ? Une réflexion de l’équipe pédagogique
sur le sujet ?
Actuellement, les équipes se débrouillent avec les recommandations
de 1987, calées sur le Bac 2003. Il y a 26 cycles en collège.

Pour l’inspection générale, il faut diversifier et ne restreindre

que pour la certification ; ne pas proposer une offre
restreinte au motif de vouloir « approfondir ».
Pour le Snep, retenir 4 APSA dans 4 CP à l’examen pose
problème même si l’on dissocie l’enseignement de l’évaluation.
Pour le Sgen, en collège, qu’en est-il de la disparité des installations?
Et des impossibles à travailler, les activités de pleine
nature, notamment ?
Pour l’Inspection, le projet de curriculum est de 5 activités de
niveau 2 à travailler pour n’en retenir que 4 au final. Un
nombre de cycles supérieurs à 4 et 4 CP donnent la possibilité
de choisir la meilleure activité dans la même CP.
Pour le Sgen-CFDT, le problème tient à la distorsion entre les
exigences d’une véritable formation de l’élève, les conditions
d’enseignements et l’incroyable empilement du DNB. Il faudrait
un autre outil pour mesurer les effets de l’enseignement
de la discipline. Cela nécessite du temps et une concertation
pour permettre d’entendre le point de vue des différents acteurs.
Nous plaidons pour qu’on (l’IG, les IPR) leur donne la
parole !
III – Les installations sportives
Un groupe de travail avec la DGESCO a produit deux outils :
1) un document papier destiné aux EPLE, IA, Recteurs, collectivités
de tutelle donnant des éléments d’information et de volumes
horaires afin de renseigner les décideurs. Il donne une
référence de niveau d’équipement par rapport à la taille d’un
établissement avec, à titre indicatif le gymnase de type C
pour les longueur et largeur, surface et volumes, un schéma
d’un niveau d’équipement.
2) une enquête en ligne à remplir par le professeur coordonnateur
recensant les classes, les installations, codées selon les
référence Jeunesse et sport. Il s’agit d’identifier l’existant pour
rendre visibles les besoins. Ce sera un état annuel des lieux.
Un dialogue dans l’établissement doit s’instaurer sur les installations.
Le Snep dénonce la promesse d’une commission, à laquelle
il n’a pas été convié, alors qu’il se flatte de « gymnases
Snep ». Il est déçu d’un document qu’il estime peu intéressant,
les références A,B,C remontant aux années 60. L’inspection
répond que la DGESCO est responsable de cette non
présence.
Le Sgen-CFDT n’a pas davantage été convié. Il estime que
des aménagements permettant la polyvalence propre à l’éducation
physique pourraient être imaginés. Ils seraient moins
coûteux que des équipements sportifs normés dont l’architecture
est le reflet d’une idéologie sportive à réinterroger. Un
équipement permettant l’éducation physique pourrait être pensé
au niveau d’un bassin d’éducation. Des échanges intercommunaux
pourraient être envisagés pour la pratique des
APPN. L’obligation du savoir nager, par exemple, inscrit dans
la loi de 2005, ne peut prendre effet sans un travail de la représentation
nationale et territoriale conjoint avec l’ Éducation
Nationale pour les équipements nécessaires. Le savoir nager
pour tous ne peut s’accommoder de quelques aménagements
de prestige en quelques points du territoire. Il faut une
politique réfléchie pour un maillage équitable du territoire et
l’accès de tous aux pratiques physiques dont on sait qu’elles
ne sont pas toutes seulement sportives ni toutes toujours coûteuses
IV-Agrégation
L’inspection aménage légèrement les épreuves du concours externe :
- « Agir en fonctionnaire de l’État » est raccroché à l’oral 1 pour ne pas évaluer deux fois la même chose;
- l’épreuve 3 , analyse vidéo de la pratique du candidat sera plus équitable avec des images sélectionnées (cf:différence de temps d’enregistrement entre le basket et l’athlétisme)
- L’oral à l’épreuve 4, peu discriminante : bio physique, énergétique de l’activité du pratiquant.
Changement de coefficients, tous un peu remontés jusqu’à 2, jusqu’à 4, de 1 à 3
L’agrégation interne ne bouge pas.
En revanche, il y aura une évolution notable pour 2013, programme écrits 1 et 2
- admission en mars ( avancée d’un mois)
- l’activité support et la leçon seront semblables à l’interne et à l’externe
oral 1 passe au numérique : appropriation numérique face au jury ;
oral 2 : des épreuves vont évoluer.
Le Rapport montre que les évolutions 1 et 2 sont bienvécues, auto-référence.
La leçon est en cohérence avec le projet d’établissement.

Michel Lafargue, Anne-Marie Martin