ISF

Non, il ne s’agit pas de l’ISF, Impôt Sur la Fortune, mais de l‘International School Sport Federation. Un sigle qui se traduit en français par Fédération internationale du sport scolaire. Il y est tout de même question d’argent puisque cette instance a pour charge l’organisation des championnats scolaires internationaux .

Lors de sa dernière Assemblée générale, tenue à Besançon du 2 au 8 juin, l’ISF a élu son nouveau président. Il s’agit de  Laurent Pétrinka, actuel directeur de l’Union Nationale du Sport Scolaire que le  Sgen-CFDT avait rencontré en novembre dernier.Lors de notre entretien, nous avions abordé, entre autre, le financement des Associations sportives scolaires, notamment le financement des rencontres : trouver des moyens prend une grande part de temps et d’énergie et ne devrait pas incomber aux enseignants d’EPS.

En Gironde, le déficit financier après le Championnat du monde de foot  a privé  les AS de rencontres et il leur était demandé de vendre  des billets de tombolas pour renflouer les caisses !

Il nous a été expliqué que ce problème financier venait d’un engagement  de subventions importantes par la collectivité territoriale qui n’avait pas été tenu. Le  déficit a été comblé avec les fonds de réserve, précisément pour ne pas compromettre les rencontres locales. Ces fonds étaient à reconstituer, mais pas au détriment des AS.

« Si le système de l’UNSS est pyramidale, ajoutait le Directeur,  le financement l’est aussi : l’essentiel des crédits est pour la base et le financement des actions de prestige, au somment, ne représente qu’un tout petit pourcentage ». Des chiffres nous ont été donnés:

-500 000 € pour les Championnat de France , « qui s’ouvrent de plus en plus : 2500 AS concernées en 2013″
-6 000 000 € de crédits d’animation versés aux services régionaux (puis départementaux, qui ont en plus les subventions des collectivités territoriales).

M Pétrinka a parlé de complémentarité et non d’opposition entre les deux niveaux d’activités. Mais à y regarder de plus près, 6 millions d’Euros pour 1 million de licenciés, cela fait 6 € par élève.
Et 500 000 € pour 25 000 élèves (on peut considérer en moyenne 10 élèves par AS sélectionnés au Championnat de France , même si ce nombre diffère beaucoup d’une activité à l’autre), cela fait 20 € par élève donc plus de 200% en plus pour les Championnats de France !…

Qu’en est-il des championnats internationaux ? Ils ont un aussi un coût. Le nouveau président a rappelé (dépêche AEF)  que le budget de l’ISF est « petit », 280 000 euros par an et qu’il  souhaite tracer une perspective de développement à l’horizon 2030.

Pour cela,  il souhaite créer des commissions : événements, finances, marketing , communication.  Il espère que sa situation de président  lui permettra l’organisation de plus de championnats en France pour des retombées économiques pour les villes et régions concernées. Les championnats du monde scolaires de basket auront lieu à Limoges en 2015,  Rouen,accueillera le CMS de handball en 2016 et Nancy-Metz ceux d’athlétisme en 2017.

Et  les jeunes scolaires – car c’est tout de même d’eux qu’il s’agit- ?

Laurent Pétrinka souhaite qu’ils soient davantage associés aux grands événements sportifs mondiaux  tels que les coupes du monde, les JO ou le prochain Euro 2016. Il envisage pour cela des conventions  avec le CIO, la Fifa, l’UEFA, et  les grandes fédérations.

Est-ce bien raisonnable ?

Le seul nom de certaines de ces instances n’est-il pas un repoussoir à qui défend les valeurs du sport scolaire  et de l’AS ?

 

 

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