Sgen et EPS : une histoire et une mémoire pour demain

La lecture du texte rédigé par Michel Lafargue à l’occasion des 40 ans de la première rencontre, à Mâcon, des militants EPS du Sgen-CFDT, a permis à François Hanot de se remémorer les années immédiatement antérieures.

Hommage à ces militant.e.s pionniers :

François Hanot fut l’un des premiers à s’atteler à la naissance de la commission EPS du SGEN-CFDT en 1970  et à des liaisons avec la CFDT, avec Monette BENOIT, Suzanne FORGET, puis Daniel DENYS, Bernard RENÉ et Brigitte HAZOTTE, Yves PERON, Françoise LABRIDY, Yvette HANOT, Alain DUQUENNE … parmi d’autres… vite rejoints par Michel LAFARGUE et Marie BAILLY, puis par toutes celles et ceux que nous avons convaincus, de Strasbourg à Bordeaux, de Lille à Nice.

Au jour le jour, au fil des déplacements, des publications, du travail relayé par les sections académiques et le National. Avec des élections en CAPA puis en CAPN qui se sont construites.

François Hannot se retrouve bien dans la synthèse de  Michel. Il ajoute malicieusement :

Une performance à souligner … en dehors de toute compétition sportive ! Chapeau Michel.

 

François HANOT, depuis  le nouveau  « Grand Est » en profite pour  inviter à jeter un coup d’œil sur http://citoyenneteactivelorraine.fr site de l’association qu’il a co-créée pour investir « corps » et « âme » le ‘Vivre Ensemble » et les valeurs de la République qui le sous-tendent. Avec lui, 91 retraités actifs . Site à découvrir, à partager,  Occasion aussi pour réagir.

Yvette Hanot, pour sa part, nous offre une intéressante réflexion  : « Le sport est à étudier comme objet social plutôt  que culturel,. Le rôle  de l’école  est d’en faire une analyse critique pour donner aux élèves une grille de lecture de ce qu’ils rencontrent ou de ce qu’ils vivent….mais il faut aussi parler d’une réelle formation corporelle à travers d’autres disciplines : la danse contemporaine [ NDLR : voir, par exemple le beau documentaire « Prof de Gym » sur le travail de Yves Le Coz ] mais ça pourrait être d’autres disciplines telles que les disciplines orientales ….. c’est d’ailleurs la problématique  que nous essayons d’aborder avec jeunes et cités  de Vandœuvre où le sport fonctionne comme un mythe  il serait la solution à tous les problèmes de radicalisation…..

Il me semble que pour remettre des jeunes dans une voie de non violence il nous faut leur parler d’eux de leur corps sensible de leurs émotions de leur pouvoir de création …il nous faut parler de véritables liens ceux qui te font grandir et non pas ceux qui font que tu te perds…..GARDER SON QUANT À SOI EST LE MAÎTRE MOT !

Il ne faut oublier que les jeunes qui se radicalisent choisissent la mort plutôt  que la vie et que les aider veut dire leur faire choisir la vie plutôt  que la mort…

Pour moi le sport n’est pas que militaire il est aussi l’expression du monde capitaliste, du dominant/ dominé….il nait avec la société  industrielle….le corps devient le lieu de toute compétition il est machine à vapeur…il devient un  lieu de traitement de l’information comme un ordinateur. …nos corps sont devenus le véhicule de cette idéologie…..

Il nous faut regarder les méthodes d’incorporation du nazisme….la mouvance, le salut….

Retrouver l’intelligence corporelle….le domaine de la santé commence à  s’y intéresser…. »

Le titre de ce billet est inspiré par la journée d’études «  35 ans d’éducation prioritaire : histoire(s) et mémoire(s) pour demain »  le 1er juillet 2016 aux Archives nationales à Paris, co-organisée par une militante du Sgen-CFDT, Lydie Heurdier

 

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