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Mobilisation : le dessous des cartes...

Journée difficile pour tous ce mardi, qui a vu  tous les barrages refermés et de nouveaux s'installer, au grand dam des usagers à bout de patience. 
Journée difficile pour le Collectif aussi. Dans un premier temps, Guyane Economique a diffusé un communiqué très critique sur la stratégie et les postures de plusieurs membres. 
Dans un second temps, c'est le leader charismatique et porte-parole Mikaël Mancée qui a annoncé son retrait du mouvement. Dans un texte émouvant, il pose un regard franc et lucide sur les forces en présence avec leurs méthodes, et esquisse de futurs combats... l'occasion de revoir un reportage diffusé le 31 mars.
La mobilisation continue.... la démocratie en drapeau, un porte-parole se satisfait d'une unanimité à 70 ! 
Quelques employeurs publics tentent de rouvrir leurs services.
Le projet d'accord a été diffusé (en attache), en fin de journée, un courrier de la Ministre de l'Outre-Mer est parvenu au Collectif, qui l'étudie...
 

Mobilisation : plan blanc, trêve pascale...

L'ARS a annoncé samedi la mise en place un plan blanc pour les 3 hôpitaux de Guyane (en attache). Pourtant la Ministre de la Santé a décidé il y a plus d'un an une mission d’inspection pour le CHAR, puis une administration provisoire.. "détraquage" à tous les étages ? 
 

Après quelques cafouillages, les barrages ont été ouverts samedi pour le week-end, sauf naturellement celui de la Carapa avant le CSG. 

Les 3 M - comme mousquetaires ou messies - porte-paroles du Collectif des Collectifs (Mancée), du président d'une Union de Transporteurs (Mangal) et du communicant du Collectif Transport (Moukin) ont réaffirmé le rôle de chacun. Et l'objectif que "tout le monde puisse vivre mieux". 
Guyane 1ère a diffusé un "organigramme" du mouvement, UTG à tous les niveaux. Le mouvement s'étant construit "sans syndicats- sans élus", il faut comprendre que c'est sur son versant politique que l'organisation a été adoubée. Quant au projet d'accord transmis au gouvernent, il semble confidentiel. 
 
Léon Bertrand, maire de Saint-Laurent répond au PDG d'Ariane Espace (en attache) que les Elus" ne pourront plus défendre le spatial" sur fond d'inégalités ... mais qu'ont donc fait les anciens gouvernements ??
A l'occasion du vote de son budget, Monsieur le Maire a posé la question de l'accueil de 1000 nouveaux élèves dans ses écoles à la rentrée. Il annonce que, sans moyens, il faudra organiser la double vacation... serpent de mer que les organisations syndicales ont toujours refusé (cf projet Contrat Educatif Local 2007-2008 en attache).  
 
L'ORA informe que - pour la 17ème fois en 2017 - le seuil de pollution aux particules fines est dépassé (10 sur 10), les "particules désertiques" parait-il... une cause d’irritations supplémentaire ! La maximum de dépassement "toléré" par le Code de l'Environnement étant de 35, un casse-tête supplémentaire pourrait bien attendre le nouveau gouvernement : détourner le Sahara Air Layer ? 
 
Comme celles d'humour, toutes les trêves ont une fin : les barrages seront refermés dans la nuit.

 

Mesure de l'audience syndicale : la CFDT, première organisation dans le privé , une victoire paradoxale (France Inter)

C’est un tournant historique, puisque la CGT était numéro un depuis 1895. La première conséquence est de se dire que l’univers économique ne suit pas nécessairement la même pente que la société politique. Sur le plan politique, Thomas Legrand vient d’en parler, il y a actuellement un engouement pour Jean-Luc Mélenchon, qui propose une rupture radicale avec le système économique. Mais dans les entreprises, c’est une organisation réformiste, la CFDT, qui vire en tête. Une organisation qui pense que le compromis est ce qui améliore le plus la vie des salariés. Le syndicat de Laurent Berger a dit oui aux premières réformes sur les retraites, mais en obtenant qu’un tiers des salariés partent plus tôt ; elle a dit oui à la loi El Khomri mais en imposant de gros reculs à Manuel Valls. Le paradoxe «victoire du réformisme en entreprise, poussée de la radicalité politique» s’explique par la proximité. Les salariés choisissent, dans leur entreprise, les plus à même de défendre leurs intérêts dans le cadre du possible. La politique, c’est le choix d’une personnalité, d’un horizon, plus que d’un projet très détaillé. Soyons complet : si on prend en compte la fonction publique, la CGT reste le premier syndicat.

Et quoi de neuf pour le prochain quinquennat ?

 La victoire de la CFDT, qui est une revanche de ce syndicat face à ceux qui le qualifient bêtement depuis des lustres de jaune, (cette victoire) est embarrassante pour tous les candidats. Pour Marine Le Pen, qui surfe sur l’anti-syndicalisme, puisque les salariés du privé disent : nous existons. Six salariés sur dix votent aux élections dans les entreprises de plus de 11 salariés. Pour Jean-Luc Mélenhon et Benoît Hamon, plus proches de la CGT. Elle est embarrassante pour Emmanuel Macron, qui a expliqué un jour bizarrement que seul l’État défend l’intérêt général et certainement pas les corps intermédiaires. Elle l’est pour François Fillon, qui ne croit pas (en fait plus) au rôle des syndicats. Au total, ce nouveau paysage syndical ne sera pas facile pour le prochain président. Le bloc des syndicats réformistes (CFDT, CFTC, Unsa) pèse 41,21 %, le bloc de ceux que l’on appelle les contestataires, CGT et Force ouvrière, compte 40,44 %. Avec la CGC parfois en arbitre. Le paysage syndical, comme le paysage politique, est à un tournant, et lui aussi est encore dans le tournant.

Mobilisation : les leaders à l'épreuve de la démocratie...

Le Conseil des Ministres de ce mercredi n'a pas répondu au courrier du Collectif (en attache). 
 
Alors que les demandes pressantes de continuer à mettre la pression tout en levant les blocages se multiplient, c'est l'augmentation du nombre de barrages qui retient l'attention. Ceux qui réclament un retour à la libre circulation sont l'objet de vertes critiques, sinon de propos xénophobes. 
 
Le Collectif Education a complété ses revendications (en attache). 
 
 
Les organisateurs de la mobilisation ont magistralement su emporter la solidarité de tous les Guyanais. Sauront-ils gérer les avis maintenant contradictoires sur la stratégie à adopter ?  
 
De son côté, le Préfet annonce que les profession de foi des candidats à l'élection présidentielle ne seront pas distribuées par courrier et qu'elles sont consultables sur internet : 
http://www.guyane.gouv.fr/ 
 
Pour information, un article de France-Guyane : 

Distinguer le vrai du faux sur les réseaux sociaux (France Guyane) 

Le procureur de la République, un avocat et le directeur du Sdis rectifient les contre-vérités délivrées dans plusieurs messages apparus sur les réseaux sociaux ces derniers jours.

SOMMATION AUX JETS DE BOMBE LACRYMOGÈNE
Concernant les échauffourées qui se sont déroulées vendredi en fin d'après-midi, devant la préfecture, un internaute a lancé un appel à la population demandant à toutes les personnes qui s'y trouvaient, accompagnées d'enfants, d'aller porter plainte au commissariat. Et ce, car il n'y a eu « aucune sommation préventive aux jets de bombes lacrymogènes comme le précise l'article R-431-1 du code pénal. » L'internaute écrit aussi que le préfet souhaite que la situation se retourne contre les collectifs. De son côté, le procureur de la République, Éric Vaillant, rappelle qu'une enquête a été ouverte concernant les actes de violences qui ont eu lieu devant la préfecture vendredi. Les vidéos tournées lors des échauffourées sont en cours d'exploitation et les auteurs seront recherchés. Dans cette affaire, plusieurs policiers ont été frappés. Deux commissaires ont porté plainte et quatre autres fonctionnaires, qui ont été coincés sur la porte de la préfecture, l'envisagent eux aussi. Sur la possibilité des personnes, qui étaient accompagnées d'enfants, de porter plainte, car les forces de l'ordre n'ont pas fait de sommation avant de lancer du gaz lacrymogène, un avocat interrogé sur le sujet indique qu'il aurait beaucoup de mal à défendre cette plainte. Selon lui, les images montrent bien que les policiers ont été agressés par plusieurs individus et qu'ils ont fait usage de gaz pour se dégager et empêcher aux assaillants de pénétrer dans la préfecture. Par ailleurs, devant les 2 000 personnes présentes, dimanche soir place des Palmistes au meeting du collectif Pou Lagwiyann dékolé, Olivier Goudet a reconnu qu'ils avaient l'intention de faire un sit-in à l'intérieur de la préfecture. « On m'a dit de ne pas le dire, mais je vous le dis car c'est vous qui nous avez missionnés pour mener ce combat » a-t-il lancé au public massé devant le podium à ce moment-là. « On voulait faire la même chose qu'au CSG mais cette fois, il était prévu qu'on reste plus longtemps » , a reconnu le leader de Tròp Violans.
 
DÉLIT D'ENTRAVE À LA CIRCULATION
Hier, un message sur le délit d'entrave à la circulation a été posté sur le net. Il demande, au titre de l'article L412-1 du code de la route visant à entraver la circulation des biens et des personnes, de communiquer aux autorités les photos des plaques d'immatriculation des véhicules ou des individus qui pourraient se rendre coupable de ce délit afin que les poursuites pénales soient diligentées. Sur ce sujet, le procureur de la République est très clair : « Nous n'avons jamais donné l'ordre de communiquer les photos des plaques d'immatriculation des véhicules dans les barrages. C'est le travail de la police ou de la gendarmerie, nous n'allons pas demander à la population de le faire. »
 
SUR LES BARRAGES, MALENTENDU LEVÉ POUR LES POMPIERS
Hier, les pompiers circulants en véhicule autre que les ambulances VSAV (véhicule sanitaire d'assistance aux victimes) ont rencontré des difficultés pour franchir les barrages. En réaction aux messages publiés sur internet, le commandant Jean-Albert Lama, lui-même confronté à cette situation explique que « sur les barrages, ils ont refusé le passage aux voitures de commandement des sapeurs-pompiers et aux agents en tenues pompiers venant répondre au 18 » . Le colonel Félix Anténor-Habazac, directeur du Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) indique pour sa part avoir réglé le problème : « J'ai contacté hier le collectif et notamment le responsable des barrages pour évoquer nos difficultés. Le malentendu a été soulevé » . En effet, des membres du collectif avaient pris en photo, à Kourou, des pompiers qui transbordaient dans leur véhicule bâché des repas d'une société de restauration pour franchir plus facilement les barrages. Le directeur du SDIS a indiqué au collectif qu'il s'agissait d'un véhicule des pompiers de Paris du CSG car le logo n'était pas celui du Sdis Guyane.
 
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Mobilisation : courriers, barrages et contestations...

Les barrages sont restés fermés aujourd'hui, quelques nouveaux ont même été installés à Cayenne et Matoury. De quoi rendre encore plus difficile le trajet des salariés non-grévistes. 
C'est vrai, on avait presque oublié que l'appel à la grève générale ne concerne qu'une Centrale... 
Les protestations commencent à prendre de l'ampleur. Leurs auteurs, toujours mobilisés sur les objectifs affichés réclament une évolution de la stratégie. La puissante Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics demande au Préfet de faire respecter la libre circulation et menace d'un plan social, une pétition "stop aux barrages" circule sur internet et un Collectif "Pou La Gwiyann sirkilé" est créé... 
Le Président de la République répond aux Parlementaires (lien ci-dessous), il se tient à leur disposition à Paris. Deux - campés sur leur signature réclamant 2 milliards de plus - ont déjà refusé. Un considère qu'une réunion de travail ne peut pas être refusée... en effet, ne serait-pas dans l'ordre de la démocratie que des annonces soient faites à des parlementaires ? Une réunion est prévue demain. 
Le premier Ministre écrit au Président de la CTG pour "graver dans le marbre" les sommes acquises, qui permettent de présenter un budget en équilibre. Le plus vite possible serait le mieux. Alors que les conditions sont réunies pour relancer la commande publique, le Président insiste sur les dommages actuellement causés à l'économie par le mouvement et invite à une réunion.
La CTG s'organise pour assurer le retour dans leurs familles des lycéens originaires des communes de l'Intérieur. Qui doivent se débrouiller seuls en appelant Air Guyane !
 
Il est fort à parier que les collectifs ne restent pas sourds aux évolutions de l'opinion publique, et qu'ils se réunissent... leur prochaine communication est attendue avec une impatience parfois teintée de fatalisme. 
Le commissaire blessé, toujours hospitalisé a gardé son bon sens. Il annonce qu'il porte plainte.
 
 
 
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