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Mobilisation : les leaders à l'épreuve de la démocratie...

Le Conseil des Ministres de ce mercredi n'a pas répondu au courrier du Collectif (en attache). 
 
Alors que les demandes pressantes de continuer à mettre la pression tout en levant les blocages se multiplient, c'est l'augmentation du nombre de barrages qui retient l'attention. Ceux qui réclament un retour à la libre circulation sont l'objet de vertes critiques, sinon de propos xénophobes. 
 
Le Collectif Education a complété ses revendications (en attache). 
 
 
Les organisateurs de la mobilisation ont magistralement su emporter la solidarité de tous les Guyanais. Sauront-ils gérer les avis maintenant contradictoires sur la stratégie à adopter ?  
 
De son côté, le Préfet annonce que les profession de foi des candidats à l'élection présidentielle ne seront pas distribuées par courrier et qu'elles sont consultables sur internet : 
http://www.guyane.gouv.fr/ 
 
Pour information, un article de France-Guyane : 

Distinguer le vrai du faux sur les réseaux sociaux (France Guyane) 

Le procureur de la République, un avocat et le directeur du Sdis rectifient les contre-vérités délivrées dans plusieurs messages apparus sur les réseaux sociaux ces derniers jours.

SOMMATION AUX JETS DE BOMBE LACRYMOGÈNE
Concernant les échauffourées qui se sont déroulées vendredi en fin d'après-midi, devant la préfecture, un internaute a lancé un appel à la population demandant à toutes les personnes qui s'y trouvaient, accompagnées d'enfants, d'aller porter plainte au commissariat. Et ce, car il n'y a eu « aucune sommation préventive aux jets de bombes lacrymogènes comme le précise l'article R-431-1 du code pénal. » L'internaute écrit aussi que le préfet souhaite que la situation se retourne contre les collectifs. De son côté, le procureur de la République, Éric Vaillant, rappelle qu'une enquête a été ouverte concernant les actes de violences qui ont eu lieu devant la préfecture vendredi. Les vidéos tournées lors des échauffourées sont en cours d'exploitation et les auteurs seront recherchés. Dans cette affaire, plusieurs policiers ont été frappés. Deux commissaires ont porté plainte et quatre autres fonctionnaires, qui ont été coincés sur la porte de la préfecture, l'envisagent eux aussi. Sur la possibilité des personnes, qui étaient accompagnées d'enfants, de porter plainte, car les forces de l'ordre n'ont pas fait de sommation avant de lancer du gaz lacrymogène, un avocat interrogé sur le sujet indique qu'il aurait beaucoup de mal à défendre cette plainte. Selon lui, les images montrent bien que les policiers ont été agressés par plusieurs individus et qu'ils ont fait usage de gaz pour se dégager et empêcher aux assaillants de pénétrer dans la préfecture. Par ailleurs, devant les 2 000 personnes présentes, dimanche soir place des Palmistes au meeting du collectif Pou Lagwiyann dékolé, Olivier Goudet a reconnu qu'ils avaient l'intention de faire un sit-in à l'intérieur de la préfecture. « On m'a dit de ne pas le dire, mais je vous le dis car c'est vous qui nous avez missionnés pour mener ce combat » a-t-il lancé au public massé devant le podium à ce moment-là. « On voulait faire la même chose qu'au CSG mais cette fois, il était prévu qu'on reste plus longtemps » , a reconnu le leader de Tròp Violans.
 
DÉLIT D'ENTRAVE À LA CIRCULATION
Hier, un message sur le délit d'entrave à la circulation a été posté sur le net. Il demande, au titre de l'article L412-1 du code de la route visant à entraver la circulation des biens et des personnes, de communiquer aux autorités les photos des plaques d'immatriculation des véhicules ou des individus qui pourraient se rendre coupable de ce délit afin que les poursuites pénales soient diligentées. Sur ce sujet, le procureur de la République est très clair : « Nous n'avons jamais donné l'ordre de communiquer les photos des plaques d'immatriculation des véhicules dans les barrages. C'est le travail de la police ou de la gendarmerie, nous n'allons pas demander à la population de le faire. »
 
SUR LES BARRAGES, MALENTENDU LEVÉ POUR LES POMPIERS
Hier, les pompiers circulants en véhicule autre que les ambulances VSAV (véhicule sanitaire d'assistance aux victimes) ont rencontré des difficultés pour franchir les barrages. En réaction aux messages publiés sur internet, le commandant Jean-Albert Lama, lui-même confronté à cette situation explique que « sur les barrages, ils ont refusé le passage aux voitures de commandement des sapeurs-pompiers et aux agents en tenues pompiers venant répondre au 18 » . Le colonel Félix Anténor-Habazac, directeur du Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) indique pour sa part avoir réglé le problème : « J'ai contacté hier le collectif et notamment le responsable des barrages pour évoquer nos difficultés. Le malentendu a été soulevé » . En effet, des membres du collectif avaient pris en photo, à Kourou, des pompiers qui transbordaient dans leur véhicule bâché des repas d'une société de restauration pour franchir plus facilement les barrages. Le directeur du SDIS a indiqué au collectif qu'il s'agissait d'un véhicule des pompiers de Paris du CSG car le logo n'était pas celui du Sdis Guyane.
 
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