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Mobilisation : infos du jour et communiqué de la CDTG

Journée des postures ce vendredi, de longues heures de discussion entre le collectif Pou Lagwiyann dekolé et les élus (maires, parlementaires, conseillers territoriaux).
 
Pour finalement confirmer que le Collectif, soucieux d'éviter toute récupération conduira les négociations. Les élus en spectateurs seront autorisés à faire des interventions d'experts et le moment venu signeront l'accord validé.
 
Une mise au pas que n'accepte pas Mme le Maire de Cayenne, qui n'a aucune revendication  pour sa ville dans le cadre actuel. Elle attend le nouveau gouvernement pour négocier.
 
Dans la matinée, les représentants des peuples amérindiens - en grande tenue - ont rencontré les Ministres, qui ne se sont pas hasardés à donner quelque réponse que ce soit avant validation du Collectif. Moins patients que leurs aînés, les jeunes rappellent qu'ils peuvent "déclarer la guerre"...
 
Les difficultés économiques coûtent cher aux entreprises et aux salariés, la CDTG-CFDT communique pour presser l'Etat à prendre ses responsabilités (en attache). 
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SIX PROPOSITIONS POUR LES PRÉSIDENTIELLES PAR LES RÉGIONS ET COLLECTIVITÉS D’OUTRE-MER

Philippe Richert, Président de Régions de France, et les Présidents des Régions et Collectivités d’Outre-mer ont présenté le 29 mars les 6 propositions de Régions de France pour les territoires ultramarins. Le document rassemble les propositions faites par les Régions pour l’élection présidentielle des 23 avril et 7 mai et a été transmis à l’ensemble des candidats.

Ce document spécifique pour l’Outre-Mer, une première au niveau de Régions de France, a été salué par tous les Présidents.

« Plus que jamais nous sommes persuadés que le développement et l’essor de notre pays viendra des territoires et des collectivités. C’est peut-être encore plus vrai dans les Outre-Mer. Car l’éloignement structurel et les particularités institutionnelles font de ces Collectivités régionales les piliers de l’action publique…  La Commission Outre-Mer de Régions de France, sous le pilotage d’Alfred Marie-Jeanne, a conduit un travail consensuel visant à proposer des évolutions fiscales et financières spécifiques à ces territoires, certaines de court-terme, d’autres à plus long terme. C’est un travail riche et utile. N’oublions jamais que les Outre-Mer sont aussi un laboratoire institutionnel pour la France. Je me félicite de ce travail et porterai au nom de Régions de France ces propositions avec force » annonce en préambule Philippe Richert, Président de Régions de France.

Les six propositions sont issues d’un travail collectif et adoptées à l’unanimité par les Régions et Collectivités d’Outre-Mer. Celles-ci portent notamment sur le domaine de la fiscalité de ces collectivités vivant sous les 3 statuts différents de Région d’Outre-Mer, de Département d’Outre-Mer et de Collectivité Unique :

  • Renforcer l’autonomie fiscale des Régions et Collectivités d’Outre-mer, en incluant la Dotation générale de décentralisation (DGD) dans l’échange dotations/TVA ;
  • Laisser aux Régions et Collectivités la possibilité de moduler le taux de l’octroi de mer régional jusqu’à 5%, pour permettre de financer les projets de territoire ;
  • Étendre l’octroi de mer au champ des services, en mettant en place une fiscalité sur les services ;
  • Bénéficier d’une partie du produit de la taxe carbone, en bénéficiant d’une part de la hausse annuelle du produit de la taxe afin de constituer un fonds environnemental de 250 Millions d’euros d’ici à 5 ans et ainsi protéger les écosystèmes des Outre-Mer ;
  • Améliorer le retour fiscal de l’activité touristique, en alignant le régime de la taxe d’embarquement sur celui de la Corse et en instaurant une part régionale de taxe de séjour ;
  • Faire la transparence sur les prix des carburants, pour répondre aux préoccupations majeures des populations en matière de pouvoir d’achat.

Inégalités de réussite et d'investissement dans l'école française :

Les jeunes français sont-ils traités avec égalité quant à leur scolarité ? La publication d'une nouvelle édition de la Géographie de l'école, un atlas réalisé par le ministère de l'Education nationale (Depp), montre de fortes disparités entre départements et régions. Peut on lier les inégalités de réussite du primaire avec le devenir scolaire des élèves ? Où dépense-t-on leplus pour les élèves ? Ces dépenses se traduisent-elles par des taux de réussite meilleurs ?

Difficultés de lecture et décrochage


Quel poids peuvent-avoir les premières années d'enseignement dans le devenir scolaire des jeunes ? Deux cartes de l'atlas permettent d'aborder la question. La première montre la part des jeunes en difficulté de lecture. Outre les DOM, on voit apparaitre la Picardie et le Nord ainsi que quelques départements d'une grande couronne autour de l'Ile de France. A noter que ces départements sont très différents. A coté du Nord Pas de Calais à forte population ouvrière, on va trouver l'Indre, la Creuse , l'Aube et la Haute marne : des départements ruraux à densité faible. Point commun à ces départements: une cris économique ancienne, le départ des jeunes, un vieillissement de la population.

La seconde carte représente la part des jeunes décrocheurs. La similitude des deux cartes est frappante. On retrouve le Nord la Seine Saint Denis, l'Indre et des départements ruraux du centre est. Pour ces jeunes, les difficulté du primaire ne trouvent pas de remédiation dans l'Ecole. Ils prennent la sortie de secours.

Dépense-t-on davantage pour certains élèves ?

Dans le système éducatif français l'éducation est une compétence exercée à la fois par l'Etat , qui rémunère les enseignants, et par les collectivités locales qui entretiennent les locaux et peuvent financer des politiques éducatives complémentaires de l'Ecole.

Les dépenses de l'Etat pour le premier comme le second degré varient beaucoup selon les régions.On voit qu'elles sont nettement plus fortes sur une bande qui va du nord est au sud ouest. Il s'agit en fait e la "diagonale du vide" une zone de faible densité où l'Etat est obligé d'entretenir des équipements scolaires pour un faible nombre d'élèves. Inversement on voit des dépenses faibles de l'Etat sur l'ouest , l'ile de France et Rhone Alpes : trois zones où le privé est important ce qui fait baisser les dépenses de l'Etat.

Et pour quel résultat ?


Mais les écarts sont plus forts entre collectivités locales. Certains départements dépensent trois fois plus que d'autres pour leurs collégiens. L'Ile de France, certains départements du centre ou du sud méditerranéen investissent beaucoup dans le collège. Ce sont souvent les mêmes qui mettent de l'argent dans les lycées.  Inversement des départements investissent peu. Les régions de la partie est du pays investissent nettement moins que celles de l'ouest dans les lycées. Résultat les conditions de travail des élèves ne sont pas les mêmes.

Cela affecte-ils résultats ? Plus que le taux de réussite au bac nous sélectionnons la carte de l'espérance d'obtenir le bac quand on est en 6ème. On va de 54 à 80% c'est dire si les écarts sont importants. La comparaison des deux cartes ne montre pas de lien absolu. Des régions qui dépensent peu ont de un taux de bacheliers élevé comme la Bretagne ou l'académie de Lyon. Inversement le Languedoc   dépense beaucoup pour des résultats faibles.

Cette situation interroge sur l'efficacité des dépenses des collectivités locales. Ne pouvant pas intervenir pédagogiquement dans la classe, les collectivités territoriales alimentent des politiques éducatives à la porte de la classe dont l'efficacité semble hasardeuse.

François Jarraud

Géographie de l'Ecole

Mouvements sociaux : les revendications du collectif en ligne

Le collectif "Pou la Lagwinyann Dékollé" met en ligne l'ensemble des revendications par thématiques.

A défaut d'apprendre qui se trouve derrière ce collectif chacun pourra se faire une idée de l'ampleur de la tâche qui attend les Ministres tant la liste de revendications est longue !
 
Il y a fort à parier que tous les problèmes évoqués ne pourront trouver de solutions rapides et devront être traitées, en urgence pour une part puis planifiées sur le long terme d'autre part.
 
Une absente de taille à noter : l'écologie.

Le Sgen Cfdt veut transformer les écoles primaires en établissements

"Il faut donner un statut à l'école française: un statut d'établissement du premier degré". Pour Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du Sgen Cfdt, pas question de laisser l'autonomie des établissements à la droite sous peine de laisser leur conception de l'autonomie s'imposer. Avec le GDID, une association qui regroupe quelques milliers de directeurs d'école, le Sgen Cfdt a présenté le 30 mars son projet d'établissement autonome du premier degré et remis dans le débat l'Etablissement public d'enseignement primaire (EPEP), un serpent de mer qui rode autour de l'école depuis le début du siècle.

L'EPEP ce serpent de mer

A l'origine de l'EPEP on trouve François Fillon, ministre de l'éducation nationale, qui insère cette réforme dans la loi du 13 août 2004. Elle prévoit que "les établissements publics de coopération intercommunale ou plusieurs communes d'un commun accord, ou une commune, peuvent, après avis des conseils des écoles concernées et accord de l'autorité académique, mener, pour une durée maximum de cinq ans, une expérimentation tendant à créer des établissements publics d'enseignement primaire". F Fillon est remplacé par G de Robien qui tente de faire passer le décret d'application , ce qui occupe les années 2006-2007. Finalement le décret n'est pas publié. C'est l'époque où tous les syndicats d'enseignants s'opposent à la mesure avec l'aide du parti socialiste.

En 2010,l'Institut Montaigne relance le débat sur l'EPEP et une seconde tentative de glisser l'EPEP dans une loi  échoue à son tour en 2011. Pourtant il n'y a déjà plus d'unanimité syndicale sur la question. En 2010 un sondage publié par le Snuipp montre un net rejet des Epep par les enseignants avec la crainte de voir un échelon hiérarchique et très présent peser sur les enseignants. Mais un an plus tard le Se Unsa publie un autre sondage qui montre une majorité de directeurs en faveur de l'Epep.

En 2015 le rapport Leloup et Caraglia, deux inspectrices générales, évoque l'EPEP comme solution aux dysfonctionnements des circonscriptions du 1er degré. Enfin début mars 2017, la ministre publie des "engagements" en faveur des directeurs pour alléger leurs taches administratives. Ce qui revient à enterrer les Epep.

Une école plus locale moins nationale

L'autonomie des établissements a envahi les programmes des candidats à la présidentielle. Le Pen, Fillon , Macron et même Hamon utilisent le mot mais avec des contenus différents. Pour Catherine Nave-Bekhti, il faut être clair. "Quand nous parlons d'autonomie nous parlons d'autonomie d'une équipe pluriprofessionnelle... Donner un statut et une marge d'autonomie aux équipes est une voie à explorer pour améliorer les conditions de travail des enseignants et la qualité de vie à l'école".

 

Mais entre 2004 et 2017, beaucoup de choses ont changé. Le regroupement des écoles s'est accéléré même si on ne compte que 5000 écoles de plus de 10 classes, c'est à dire la taille d'un petit collège, soit moins d'une sur dix. Les directeurs ont réussi à faire reconnaitre la difficulté de leur travail. Leurs décharges ont été améliorées et ils ont obtenu parfois une aide administrative. Surtout, l'Ecole s'est "localisée" davantage avec la généralisation des PEDT qui multiplient les implications des communes dans l'Ecole. Deux rapports sur les PEDT et les rythmes, qui devraient être prochainement publiés, vont rappeler cela. Enfin le thème de l'autonomie des établissements traverse la campagne électorale.

Le directeur supérieur hiérarchique

Le Sgen Cfdt et son allié le GDID  avancent donc en terrain miné. "Il faut être clair l'autonomie des établissements ce n'est pas celle des chefs d'établissement", promet Adrien Ettwiller, secrétaire national du Sgen. La notion de hiérarchie est "un chiffon qu'on agite pour faire peur aux gens" explique Alain Rei, président du GDID. "Ce n'est pas la hiérarchie qui pose problème mais la capacité à gérer une équipe". Les deux mettent en avant le conseil d'administration de l'établissement qui réunirait enseignants, parents, collectivité locale et permettrait démocratiquement de prendre les décisions.

Car c'est le souci gestionnaire que poussent en avant le Sgen et le Gdid. "Il y a des tensions sur les 108 heures ou les temps d'accueil du périscolaire", donne en exemple A Ettwiller.  L'établissement autonome pourrait prendre des décisions sans avoir à remonter jusqu'à l'inspecteur. Il pourrait décider des dépenses , autoriser des intervenants, être le partenaire reconnu de la commune ou des associations.

Quand au directeur, Sgen et Gdid ne demandent pas  un corps particulier mais un statut d'emploi fonctionnel. Il resterait ainsi professeur des écoles. Mais ce serait bien le supérieur hiérarchique des enseignants. "Je serais content que la personne qui me voit tous les jours ait son mot à dire dans mon évaluation", explique A Rei. A Ettwiller  rappelle que dans le secondaire on a un regard croisé du chef d'établissement et de l'inspecteur pour l'évaluation des enseignants. "On n'est pas opposé à ce que le directeur ait une part dans l'évaluation".

Le bon timing ?

Le timing politique laissera-t-il le temps au Sgen et au GDID pour se faire entendre ? Si pour le Sgen "c'est le bon moment pour parler d'autonomie", l'appel à l'autonomie va aussi renforcer les politiques qui ont une autre conception de l'autonomie. L'équipe de B Hamon met en avant une "autonomie démocratique" des établissements. Mais du coté de F Fillon on nous dit sans ambages que les écoles "autonomes" seraient gérées par le principal du collège de rattachement. C'est bien le modèle du chef d'établissement manager, évaluant mais aussi recrutant les enseignants qui est envisagé. Une image qu'Emmanuel Macron partage.

D'autant que 90% des écoles ont moins de 10 classes et 35 000 sur 55 000 moins de 6 classes. Des échelles trop petites pour avoir un chef d'établissement par école. Le Sgen envisage dans ce cas d'avoir un directeur par commune ou regroupement de communes.

Le Sgen et le Gdid pourront compter sur le soutien du Se Unsa. Le 1er mars, Christian  Chevalier, son secrétaire général , nous disait : "on ne règlera pas la question des directions par des rustines comme les décharges et indemnités. Il faut un vrai statut de directeur. Un statut d'établissement public du 1er degré permettrait de régler les difficultés comme les emplois administratifs. Les directeurs pourront alors se concentrer sur leur travail :l'animation pédagogique des écoles".

Le Snuipp  Fsu est d'un avis opposé. "On n'est pas favorable à l'autonomie des écoles", nous a dit Francette Popineau, co-secrétaire générale. "La perte du cadrage national ce serait désastreux pour l'école. C'est une nécessité pour que l'école reste égalitaire. Il faudrait même aller vers plus de péréquation entre les écoles". L'important pour elle c'est d'apporter des aides aux directeurs pour alléger leur travail, notamment les taches administratives. "On a envie de préserver ce qui fait la spécificité de l'école primaire... On ne voit pas ce que peut apporter un échelon hiérarchique supplémentaire".

 François Jarraud

 L'avis du Sgen Cfdt

Les engagements du 1er mars

Loi du 13 août 2004

Le GDID

Le rapport de 2015

Le Snuipp en 2012

L'avis de l'Andev en 2007

Directeur un métier

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