Éducation prioritaire et classes prépas, même combat ? Le Sgen-CFDT dit : Banco !

Lors de l’audition de Vincent Peillon à l’Assemblée Nationale sur le projet de loi de finances, le ministre a évoqué une des pistes concernant l’Éducation prioritaire : donner aux équipes du temps pour travailler ensemble.

C’est en janvier que les grandes orientations seront dévoilées, après les résultats des assises régionales du mois de novembre, mais cette question du temps pour le travail en équipe est bien un des rares points d’accord qui s’était dégagé lors de la concertation du printemps 2013 avec l’ensemble des organisations syndicales.

La mise en parallèle de la distorsion actuelle entre enseignants des classes préparatoires et des zones d’éducation prioritaire indique le chemin que le ministre souhaite tracer dans les discussions qui vont s’ouvrir sur le métier enseignant : reconnaître que ce qui compte dans la définition du temps de travail, c’est bien le lieu d’exercice et les caractéristiques des jeunes que l’on y forme.

Cette évolution amènerait à reconnaître qu’il est aussi complexe de travailler dans les lieux « d’excellence » que dans les poches de grande difficulté scolaire. Elle permettrait de revenir aux sources du projet ZEP porté par le Sgen-CFDT, et à sa conception d’une pédagogie exigeante pour construire la réussite des plus fragiles.

Communiqué de presse du 25 octobre 2013.

Réussir le changement : des incontournables ?

Colloque de l’IREA Sgen-CFDT, les jeudi 28 et vendredi 29 novembre 2013.

Après la journée du 12 juin 2013 sur les conditions du changement, l’IREA explore les  points de reflexion incontournables pour réussir ce changement dans le système éducatif, en explorant les questions suivantes lors de cinq tables rondes:

♦ Programmes, parcours et curriculum.

♦ Innovations technologiques : illusions et réalités ?

♦ Profession éducation : quelle formation ?

♦ « Faire avec » ….

♦ Gouvernance et pilotage.

Retrouvez le programme et la fiche d’inscription sur le site de l’IREA

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Snpden-Unsa Snep-Fsu : match nul et balle au centre !!

 

Un référé sévère de la Cour des comptes sur le sport scolaire, publié en septembre 2012, pointait « une  organisation coûteuse au rôle mal défini  qui mobilise des moyens importants (300 Millions d’euros dont  4800 ETP, des subventions des Ministères de l’Éducation nationale et  des Sports) avec un dispositif qui emprunte au cadre associatif mais qui n’en respecte pas les principes.»

A cette rentrée, le syndicat majoritaire des chefs d’établissement a lancé la consigne de refuser la présidence de l’association sportive. Mais peut-on espérer régler un problème juridique par une consigne qui défausse un représentant de l’Etat de ses responsabilités, le place dans l’illégalité et met les enseignants d’EPS dans l’embarras ?

C’est dans le cadre des négociations annoncées sur le métier que la question doit être posée débattue et réglée.

De son côté, le syndicat national des enseignants d’EPS , le Snep-FSU annonce régulièrement la parution du décret qui donnera une assise réglementaire au forfait de 3 heures pour le sport scolaire

Mais peut-on régler cette question indépendamment d’une réflexion sur le sport scolaire, la vie associative d’établissement et le temps de travail des enseignants ?

Cette défense d’intérêts corporatistes, qui ne favorise pas forcément la catégorie concernée, envisage les problèmes par le petit bout de la lorgnette. Elle ne correspond pas à la démarche du Sgen-CFDT, syndicat général qui n’oppose pas une catégorie à une autre mais demande que les problèmes se règlent par la négociation dans le respect des personnels et de leurs missions.

Pas de priorité à l’éducation sans éducation prioritaire

L’éditorial de Claudie Paillette pour Profession Éducation, le mensuel du Sgen-CFDT.

La loi de refondation a marqué la priorité désormais accordée à l’éducation, mais cette volonté doit maintenant prendre une dimension supplémentaire dans les territoires les plus en difficulté, où s’exacerbe le sentiment d’exclusion. La concrétisation de l’école du socle commun, attachée à la réussite de tous plutôt qu’à la sélection d’une élite, ne saurait pallier une politique ambitieuse de l’éducation prioritaire.

Trente ans après leur lancement, il est devenu très chic de se résigner à l’échec des ZEP. Une déploration plus ou moins hypocrite qui oublie que l’éducation prioritaire a d’abord souffert d’un pilotage erratique, d’un manque d’investissement réel et d’un empilement de dispositifs qui l’ont progressivement vidée de son sens. « Inventeur » des ZEP dans les années 70, le Sgen-CFDT revendique un droit d’inventaire sur leur mise en œuvre, mais pour défendre une éducation prioritaire à la cartographie rénovée, resserrée sur les territoires les plus en difficulté, et conçue en cohérence avec la politique de la ville. Pour les équipes pédagogiques et leurs partenaires territoriaux, il réclame le droit à l’innovation et à une vraie maîtrise locale de la politique éducative. Enfin, pour tous les personnels, il exige des aménagements spécifiques des conditions de travail et des obligations de service, ainsi que la reconnaissance de leur engagement.

Au terme d’une année d’échanges avec la direction de l’enseignement scolaire, le Sgen-CFDT attend avec impatience l’organisation des Assises de l’éducation prioritaire, pour rappeler qu’il n’est pas de priorité éducative qui vaille sans éducation prioritaire.