Désintox de la semaine : ὕϐρις

dessin désintox

« Je ne suis ni Athénien, ni Grec, mais un citoyen du monde. »

Socrate

 

Le projet de réforme du collège provoque des dies iræ de certaines organisations syndicales qui n’hésitent pas à produire des communications adressées à tous les collègues appelant à la guerre et plus encore si nécessaire. Pardonnons-leur car ira furor brevis est.

 

Quel est donc le casus belli qui amène une organisation à se poser en dux bellorum d’une profession qui serait attaquée ? C’est le changement. Voilà qu’une Ministre a l’outrecuidance de vouloir changer un collège ab agendo. Et à cette proposition, un syndicat répond par un communiqué incendiaire mais qu’il se rassure car omnia mutantur, nihil interit.

 

Pour le Sgen-CFDT, tempora mutantur et nos mutamur in illis. Certes le changement fait peur car on sait ce que l’on quitte mais pas ce vers quoi l’on va. Deux chiffres sont significatifs dans le projet de réforme : 20 et 4000.

 

20, c’est le pourcentage de la dotation des collèges qui sera laissée à leur autonomie. Ce qui signifie que les 80% resteront dans le cadre national. Cette marge doit permettre aux équipes de créer elles-mêmes les actions dont ont besoin leurs élèves. Cette marge est pour le Sgen-CFDT la traduction d’une confiance que l’employeur accorde à ses agents, à leur capacité d’autonomie, de conception pour mettre en œuvre une politique éducative adaptée aux besoins des élèves. Jusqu’à présent, l’enseignant est l’un des rares cadres A, dit concepteur, à se voir dicter l’intégralité de son activité par une réglementation nationale. Pour le Sgen-CFDT qui revendique fièrement l’appartenance des enseignants au cadre et aux cadres de la Fonction publique, cette autonomie – encore insuffisante, elle devrait atteindre 30% – est la première reconnaissance de la capacité de conception.

 

4000 c’est le nombre d’ETP nécessaires à créer les 20% d’autonomie sans toucher aux horaires disciplinaires. En effet, l’horaire professeur va passer de 110,5 heures sur 4 ans de collège pour une classe à 114,5 heures. Mécaniquement il faut donc augmenter les moyens des collèges. Ce ne seront donc pas 4000 enseignants en plus mais l’équivalent du service de 4000 enseignants. Ces moyens, ainsi que le budget indemnitaire (IMP + décharges) devraient être encore abondés pour faciliter et encourager les collègues à se rencontrer et à travailler ensemble (au-delà de la concertation dite « de la machine à café »). Plus avant, ce temps devrait être intégré dans le service enseignant.

 

Ainsi statu quo ante bellum, il y a moins d’heures qu’il n’y en aura après « la guerre ». Pour le Sgen-CFDT, il n’est plus temps de reporter la réforme du collège sine die. Pour le Sgen-CFDT c’est aux collègues de s’emparer des marges qui leur sont données car accipe quam primum, brevis est occasio lucri. Les opposants à cette réforme, comme à toute autre d’ailleurs, « réfléchissent » selon un modèle a falsis principiis proficisci. Il nous faut leur rappeler que et suppositio nil ponit in esse.

 

Ergo il ne faut pas rentrer dans leur jeu : ils commencent par le défaut qu’ils voient et arrivent au chaos qu’ils imaginent. Le Sgen-CFDT se refuse de suivre ce schéma de type abyssum abyssum invocat. Pour le Sgen-CFDT, si abundans cautela non nocet, spes messis in semine.

 

Glossaire :

dies iræ : jours de colères

ira furor brevis est : la colère est une courte folie

casus belli : occasion de guerre

dux bellorum : chef de guerre

ab agendo : obsolète

omnia mutantur, nihil interit : tout change, rien ne meurt

tempora mutantur et nos mutamur in illis : les temps changent et nous aussi changeons avec eux

statu quo ante bellum : l’état qui prévalait avant la guerre

sine die : sans date

accipe quam primum, brevis est occasio lucri : agis de suite, les chances de réussite durent peu

a falsis principiis proficisci : qui résulte de principes faux

et suppositio nil ponit in esse : supposer une chose ne lui confère pas l’existence

Ergo : donc

abyssum abyssum invocat : l’abîme appelle l’abîme

abundans cautela non nocet : l’excès de prudence ne nuit pas

spes messis in semine : l’espoir de la moisson est dans la semence

Désintox de la semaine : Par Toutatis !

Désolation des Péruviens pendant l'éclipse de Lune

Désolation des Péruviens pendant l’éclipse de Lune – Source Gallica

« La science a certes quelques magnifiques réussites à son actif mais à tout prendre, je préfère de loin être heureux plutôt qu’avoir raison. »

Douglas  Adams

 

Vendredi 20 mars dans la matinée, le monde avait les yeux rivés sur l’éclipse de soleil annoncée depuis plusieurs mois. Les yeux rivés mais pas trop non plus, même avec des lunettes spéciales. Pas trop rivés non plus parce qu’une bonne partie du territoire métropolitain était couvert d’une épaisse couche de grisaille (et de particules fines dans les grandes agglomérations) qui a suffi à elle seule à faire écran entre le soleil d’un côté et les curieux de l’autre.

 

Cette éclipse a déclenché une sorte d’hystérie dans certains bureaux de la hiérarchie de l’Éducation nationale. Dans l’ordre, les chefs d’établissement et personnels ont reçu des consignes de confinement des élèves, voire de confinement rideaux tirés et dos aux fenêtres pour s’approcher autant que possible de l’inexistant risque zéro. La même consigne a été renvoyée plusieurs fois dans les jours qui ont précédé l’événement. Jusqu’à ce que, deux jours avant l’éclipse, quelqu’un décide de changer son télescope d’épaule en faisant diffuser par les mêmes canaux que précédemment des pistes d’exploitation pédagogique et des moyens d’observer l’éclipse sans lunettes !

 

À une époque où les scientifiques observent l’infiniment petit et l’infiniment lointain, on peine à comprendre l’angoisse qui semble avoir saisi une partie de notre hiérarchie pour l’inciter, quelques jours à peine avant l’éclipse, à la considérer comme un événement inexplicable, inquiétant et dangereux. On peut quand même légitimement penser que les personnels de l’Éducation nationale sont à la fois assez sensés et assez informés pour être capables d’adopter les gestes et la pédagogie adéquats. Sans compter que cette communication affolée peut être anxiogène pour les familles et leurs enfants et donc compliquer inutilement les relations entre les familles et l’école. C’est donc encore une fois la question de la confiance faite aux personnels qui se pose.

 

C’est aussi la question de ce que l’École veut pour les élèves, de l’image qu’elle renvoie. A l’heure où le socle commun rénové comporte un domaine dont l’intitulé devrait être « les systèmes naturels et les systèmes techniques », lequel domaine serait « centré sur l’approche scientifique et technique de la Terre et de l’Univers [et visant ] à développer la curiosité, le sens de l’observation, la capacité à résoudre problèmes », à l’heure où ce même socle fait leur place à l’expérimentation et à l’erreur, à l’heure enfin où la réforme du collège envisage des Enseignements Pratiques Interdisciplinaires, l’Éducation nationale fait un grand bond en arrière en adoptant une attitude archaïque face à un phénomène prévisible et prévu.

 

Cet épisode est à l’image d’une société de plus en plus tentée par le repli et la crainte, y compris superstitieuse. L’École ne peut pas et ne doit pas donner prise à ces tentations. Elle doit au contraire accompagner les élèves dans leur parcours de croissance intellectuelle et culturelle. Elle doit permettre aux élèves d’approcher des phénomènes scientifiques ou des faits culturels exceptionnels ou lointains. Plus que leur donner des réponses clés en mains, l’École qui est en train d’être refondée doit donner à tous les élèves la capacité d’être curieux et l’envie de découvrir par eux-mêmes. Elle doit aussi donner les moyens aux personnels de rendre les élèves acteurs et actifs de leur développement.

 

Désintox de la semaine : Courage, fuyons !

dessin désintox« A demi-consent qui refuse en silence. »

John Dryden

 

Le Conseil supérieur de l’Éducation a adopté jeudi dernier à une large majorité le nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Le Sgen-CFDT et la CFDT ont voté favorablement ce nouveau texte. Avec le résultat de ce vote (38 voix pour, 7 contre, 16 abstentions), la fédération de moins en moins majoritaire et le syndicat de la peur permanente ont fait la preuve qu’au delà de leur ancrage catégoriel fort, ils sont déconnectés de la communauté éducative prise dans son ensemble.

 

Ce texte va donc remplacer le socle de 2006 qui avait fait l’unanimité contre lui et avait donc réussi à rendre allergique les enseignants au concept même de socle commun. Ainsi, en plus d’un nouveau texte, il y aura aussi de la part du Ministère et de la hiérarchie intermédiaire un travail de conviction à effectuer auprès des collègues.

 

Le nouveau socle n’est pas exempt de défauts : il empiète parfois sur les programmes là où il ne devrait que leur donner un cadre ; il confond encore parfois la notion de socle (au sens de base) avec celle d’aboutissement ; il laisse quelques ouvertures à un charcutage disciplinaire.

 

Mais il marque aussi quelques changements qui pourraient s’avérer structurants pour l’École : il créé un domaine explicite (« apprendre à apprendre ») pour l’appropriation par les élèves des codes scolaires et de la méthodologie ; il s’organise autour de domaines faisant intervenir dans des situations complexes compétences et connaissances comme la communication, la représentation ou la compréhension du monde.

 

Mais le socle ne peut être que l’étage supplémentaire ou complémentaire de la fusée qu’est la refondation de l’École. Il ne pourra être accepté et compris par les collègues, les élèves et les familles que si les programmes à venir en respectent les indications, que si la réforme du collège donne les outils et les marges nécessaires aux personnels , que si les cycles et les conseils attachés fonctionnent pleinement et avec efficience.

 

Avant d’atteindre cet objectif, il y a plusieurs écueils à surmonter. D’un côté, l’administration elle-même doit jouer le jeu de ses propres ambitions. Refonder l’École, tout le monde est d’accord (sauf ceux qui estiment que tout va bien Madame la Marquise, peut-être parce que leurs élèves sont les enfants de la sus-citée) mais tous les acteurs ne l’envisagent pas de la même façon. La Ministre doit trancher, parfois et peut-être dans le vif au risque de mécontenter les uns ou les autres, plutôt que de rechercher à tout prix un consensus mou qui mécontentera les uns et les autres (on n’évoquera pas les schtroumpfs grincheux qui sont contre tout, tout le temps). Le Ministère doit par ailleurs prendre des décisions fortes pour inciter les collègues à épouser ses réformes : décharges, indemnités, formation, accompagnement collectif par les corps d’inspection, liberté pédagogique réelle, autonomie et confiance aux équipes…

De l’autre côté, les organisations syndicales plus ou moins majoritaires (plutôt moins que plus d’ailleurs vu le taux d’abstention aux élections professionnelles) devraient se positionner clairement en pour ou en contre plutôt que de choisir l’abstention, qu’elle soit d’encouragement ou de semonce, comme si elles étaient incapables de comprendre leurs propres positions ou mandats.

 

Le Sgen-CFDT a œuvré à chaque étape de la discussion pour rendre le texte du nouveau socle plus lisible, plus opérationnel, moins otage des lobbies disciplinaires, plus digeste par les élèves, les personnels et les familles.

Désintox de la semaine : « donne-moi ta main et prends la mienne »

dessin désintox« La vacance des grandes valeurs n’enlève rien à la valeur des grandes vacances. »

Henri Weber

 

Dates de pré-rentrée, on remet le couvert. Après le psychodrame de la rentrée 2014, tout est en place pour le deuxième épisode : le Ministère avait maintenu la rentrée des élèves au 31 août, avançant de fait la pré-rentrée des enseignants au 28 (et celle des chefs d’établissement et personnels administratifs encore plus en amont, eux aussi existent !) ; le syndicat néo-révolutionnaire a trouvé là un combat de haute valeur politique et morale (et les élections ont finalement prouvé que l’on a les syndicats que l’on mérite) et a déposé un préavis de grève aussi bien pour le 28 que pour le 31 ; le syndicat de moins en moins majoritaire défend, comme il se doit, la profession.

 

Point d’étape à J – 172 de la première : le Ministère proposera de décaler la rentrée des élèves au 1er septembre et la pré-rentrée au 31 août. Pour le syndicat de moins en moins majoritaire, c’est une grande victoire syndicale : la profession pourra profiter de la semaine du samedi 22 au samedi 29 août pour faire le plein de vitamine D. Le syndicat néo-révolutionnaire est intransigeant (c’est logique me direz-vous sinon on n’est pas révolutionnaire) et refuse que les enseignants mettent le pied sur leur lieu de travail avant le 1er septembre. Comme c’est un syndicat des collèges et lycées, il n’imagine pas que les PE commencent leur mise en place les derniers jours d’août.

 

Mais ce n’est pas tout. Le Ministère proposera quelques retouches aux calendriers 2015/2016 et 2016/2017. Les deux demi-journées de pré-rentrée à faire avant les vacances de Toussaint deviennent des demi-journées à disposition du recteur pour organiser des « événements » académiques : mise en place de consultations nationales par exemple. Elles devront être réalisées hors temps de service. Comme dans le format actuel, personne ne sait vraiment qui fera quoi de ce temps là, à part dans le premier degré où ces heures s’ajoutent aux 108 heures qui sont scrupuleusement, si ce n’est maniaquement, contrôlées par les IEN alors qu’elle devrait être l’occasion de faire confiance aux équipes. C’était le cas pour les maigres deux demi-journées qui permettaient de reconnaître le travail conséquent de préparation matérielle de la classe qui va devenir invisible. Cette modification résulte encore une fois d’une méconnaissance totale du fonctionnement réel des écoles de la part de la hiérarchie ministérielle et de la fédération syndicale de moins en moins majoritaire.

Le pont de l’Ascension s’imposera partout pour éviter les situations complexes notamment pour les familles dont un enfant fait le pont et pas l’autre, pour éviter aussi une journée finalement et concrètement inutile pour les enseignements (pour cause de fort absentéisme notamment). Cette journée est reportée en juillet, c’est-à-dire à un moment où collèges et lycées sont quasiment vidés de leurs élèves et où le rythme de travail est, hormis les corrections d’examen, relativement tranquille. Pour les écoles, par contre c’est une autre histoire.

 

Pour le Sgen-CFDT, ces propositions, qui s’inscrivent dans le cadre légal de 36 semaines de classe pour les élèves, 5 périodes de cours et 4 périodes de vacances hors été, n’apporteront rien de concret ni aux élèves ni aux personnels (entendez, à tous les personnels).

 

En effet, aucune réflexion n’est menée sur la place des examens qui conditionnent largement, en lycée notamment, le fonctionnement des établissements en fin d’année. Rien n’est étudié sur la période Noël-hiver qui voit des zones travailler soit 5 semaines (trop peu) soit 7 semaines (trop long) dans une période d’absentéisme marqué autant chez les élèves que chez les adultes pour cause d’épidémie en tous genres. Rien n’est remis en cause pour équilibrer les trimestres (qui eux ne relèvent d’aucune existence légale) : le premier est long et occupe presque la moitié de l’année ; le second est court calé entre les préparatifs de Noël (une période réputée pour la bonne disposition des élèves à suivre des cours) et les montées de sève printanières (ibid.) ; le troisième est mité par les jours fériés et les examens.

Désintox de la semaine : le modèle français !

Citation

dessin désintox« L’expérience prouve que celui qui n’a jamais confiance en personne ne sera jamais déçu. »

Léonard de Vinci

 

Ces derniers jours ont été exemplaires des maux du dialogue social à la française. Jeudi 26 février, un site internet bien connu dans le milieu publie le projet 0 de la future circulaire d’application du décret 940-2014. Projet 0 cela signifie qu’il s’agit de la toute première version produite par le Ministère et transmise aux syndicats pour un premier tour de chauffe. Elle permet en quelque sorte au Ministère de prendre conscience (comme s’il ne les connaissait d’ailleurs pas) des lignes rouges posées par les syndicats.

Le texte et sa publication posent deux problèmes. Le texte lui-même est censé, on l’a dit, donner aux services les différentes modalités et interprétations par l’administration centrale d’un ou plusieurs décrets selon les cas. Qu’il y ait interprétation est normal dans la mesure où le décret se veut court et général et qu’il ne peut pas de toutes façons traiter des cas particuliers. Il faut donc un texte détaillé permettant d’analyser et de répondre à différents cas pratiques sur le terrain. Soit, mais de là à aller au-delà du décret, il y a un pas que le Ministère n’a pas hésité à franchir en inscrivant dans son projet de circulaire la possibilité d’imposer jusqu’à 1,9 heure supplémentaire pour des raisons, par ailleurs, obscures (« gratter » çà et là encore quelques heures, on le comprend mais ce serait la conséquence. Quant à avoir une explication des causes justifiant cette proposition, on peut attendre…). Le décret est réglementaire alors que la circulaire ne l’est pas. Ainsi dans la mesure où le décret 940-2014 maintient la possibilité d’imposer aux enseignants une seule heure supplémentaire, il n’est pas possible qu’une circulaire contredise le décret ou alors nous ne vivons plus sous le règne de la loi mais de l’anarchie. Nous passerons sur la suspicion que provoque toujours la sortie de textes de cette ampleur pendant des périodes de faible activité dans les milieux concernés.

A qui donc va profiter cette fuite ?

Le syndicat de moins en moins majoritaire a d’ores et déjà lancé une campagne d’action avec force mails catastrophiques pour préparer la mobilisation de la profession. La date de la prochaine grève – qui ne sera pas un nouveau coup de semonce attention ! – n’est pas encore annoncée mais on en connaît d’ores et déjà les taux de participation : 12% selon le Ministère, 68% selon le syndicat de moins en moins majoritaire… Argument dudit syndicat pour attaquer le projet de circulaire : elle ne respecte pas les décret 940-2014. Pour mémoire, le même syndicat s’était abstenu lors du vote sur ce décret l’année dernière. Cohérence quand tu nous tiens…

Le syndicat de la peur permanente, lui, joue sur les mots (comme le précédent d’ailleurs). Le projet est présenté comme la version définitive. S’il le pouvait, il ferait croire qu’il est déjà en vigueur. C’est vrai que ce syndicat a une conception bien à lui du dialogue social. Soit il ne siège pas, soit il pratique systématiquement le refus de vote ou le vote contre. Merci pour la contribution ! Et quand il siège, il assomme ses interlocuteurs (ou plutôt les autres locuteurs puisqu’il n’y a pas de dialogue) de longues diatribes identiques sur tout le territoire et dans toutes les instances mais dont les sujets ne sont jamais de la compétence de l’instance en question. Ainsi, il n’a toujours pas compris que le DASEN de l’Aude n’a aucune compétence pour remettre en cause le pacte de responsabilité ou que la rectrice de Lyon n’en a pas plus pour abroger les décrets 2014 et remettre en vigueur les bien-aimés décrets de 1950.

Bref, quand nul ne veut rien faire, c’est toujours pratique de se créer un coupable de toutes pièces.