Conseil pédagogique : il va me dire comment faire cours ?

Le conseil pédagogique ne dit pas comment faire coursRéforme du collège : le conseil pédagogique

Le conseil pédagogique n’a pas vocation à se substituer à la compétence professionnelle de l’enseignant ou à lui dicter comment faire cours. La liberté pédagogique de l’enseignant n’est pas remise en cause. Le conseil pédagogique doit être une instance de discussion et de réflexion sur le fonctionnement pédagogique de l’établissement : évaluation, travail par compétence, projets interdisciplinaires (EPI notamment), accompagnement personnalisé, histoire des arts, brevet blanc, utilisation de la marge d’autonomie

Des super profs et les autres ?

Les membres du conseil pédagogique sont désignés par le chef d’établissement sur proposition du conseil d’enseignement de chaque discipline. Ce n’est pas encore le suffrage universel direct mais cela s’en rapproche. De toutes façons, le chef d’établissement ne peut pas désigner quelqu’un qui n’aurait pas été proposé. Les tendances autocrates que l’on peut rencontrer à l’occasion sont donc bien bornées. Jusqu’ici la fonction de coordonnateur de discipline n’a jamais posé de problème. Ou peut-être est-ce que parce que confier une tâche de secrétariat (liste de manuels et fournitures à acheter) à un collègue ne représente pas de « danger » pour les autres ? Ceux qui évoquent la crainte d’un abus de pouvoir de collègues sur d’autres collègues font preuve d’un certain mépris pour leur entourage professionnel.

Une instance qui doit fonctionner

Ce n’est pas parce que les membres du conseil pédagogique tirent leur légitimité de leurs collègues que le conseil pédagogique fonctionne. Il faut la volonté autant du chef d’établissement que des équipes pour en faire un lieu de débat visant à construire les moyens de la réussite de tous les élèves et l’amélioration des conditions de travail des personnels d’autre part.

Des revendications

Le Sgen demande toujours que soit élu un vice-président issu du corps enseignant et invite les membres de conseil pédagogique à faire adopter un règlement intérieur définissant les modalités de fonctionnement de l’instance. Il demande aussi que la participation aux instances des établissements soient pleinement reconnues.

Conseil pédagogique Conseil pédagogique et réforme du collège

 

Retrouvez sur le site du Sgen-Cfdt le dossier complet sur la réforme du collège : communiqués de presse, vidéos, interviews, courriers à la Ministre de l'Éducation nationale...

 

Désintox de la semaine : voir Naples et mourir…

dessin désintox

“J’ai peur du passé, du présent, du futur, du passé simple et du plus-que-parfait du subjonctif.”

Georges Wolinski

 

 

Un décret et un arrêté, 9 pages au total, quelques milliers de caractères (espaces compris) constituent la substantifique moelle de la réforme du collège et ont engendré un nombre exponentiel de commentaires, tracts, pétitions, appels, collectifs, interviews, débats, prises de becs, clashes, argumentaires, intox, désintox, FAQ, communiqués… Preuve s’il en était besoin que l’École est un sujet de préoccupation majeure de la société française (et notamment de ses hommes et femmes politiques de tous bords prompts à toutes sortes de récupérations plus ou moins bienvenues et fondées).

 

Au détour de toute cette production, on en oublierait presque qu’il y a un avant et un après le collège. On entend par exemple que rien ne sert de réformer le collège tant qu’on n’aura pas résolu le problème de la maîtrise des bases, problème, entendons-nous bien, qui repose sur les épaules des professeurs des écoles. Puisque ce qui est important ce sont les bases, il faudrait consacrer davantage de moyens à leur enseignement et à leur acquisition. Si on évacue le détail de ce que sont les bases (lire, écrire, compter d’accord mais d’aucuns voudront y voir ajouter des activités physiques et sportives, de la pratique artistique, puis une langue étrangère ou encore du numérique, du droit, de la philosophie… et tout cela, finalement, à juste titre), il faudrait encore se mettre d’accord sur comment utiliser les moyens…

 

Il semble ressortir de tout ce que l’on lit ou entend sur la réforme du collège qu’il n’y a rien après le collège, comme si les élèves en avaient fini avec l’école au terme de leur année de troisième. Tout d’abord prenons acte que la fin de la scolarité obligatoire ne coïncide pas avec la fin du collège mais avec la première année post collège. Ensuite, scolarité obligatoire ne signifie pas scolarité absolue. On a l’impression, et la même impression ressortait des débats sur le socle commun, que les élèves devraient avoir tout vu et tout appris à la sortie du collège. Comme si le socle était un plafond et non la base permettant de poursuivre la construction de l’élève, de l’étudiant, du citoyen. C’est à se demander à quoi peuvent bien servir les lycées, les CFA et tous les autres lieux de poursuite d’études.

 

Ainsi si le collège est l’oméga de la scolarité de nos têtes boutonneuses blondes, brunes ou rousses à crête ou à frange, il serait logique de donner le plus possible à tout le monde. Mais de la même façon puisque le collège permet d’achever la construction du socle commencée à l’école primaire, il nous semble logique de ne pas donner aux établissements et aux familles au niveau du collège les outils pour faire jouer la concurrence. Notons qu’à l’école primaire où les possibilités de créer de la concurrence sont réduites du fait d’une relative homogénéité pédagogique (les options n’existent quasiment pas à l’école primaire), le ratio entre élèves scolarisés dans le privé et le public est de 6,5. Au collège, où la concurrence joue déjà à plein en surfant sur de nombreux dispositifs d’excellence fréquentés par 15% tout au plus des élèves, ce ratio tombe à 3,6 (chiffres DEPP de la rentrée 2013). N’oublions pas enfin que le collège n’est qu’une étape de ce que l’on appelle aujourd’hui la formation tout au long de la vie.

Désintox de la semaine : les affres de mi-saison

dessin désintox

“Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va.”

Sénèque

 Vendredi 15 mai au matin, le café a dû se coincer dans la gorge de pas mal de lecteurs de la presse éducation nationale. La veille même de la grève contre la réforme du collège (ou pour une vraie réforme du collège selon la formule consacrée), le syndicat de moins en moins majoritaire a pris froid et changé de veste. Des imprimeurs ont été mobilisés en catastrophe pour refaire banderoles et stickers. Il a fallu remplacer « retrait de la réforme » par « renégociation ». Que n’a-t-il participé aux négociations quand il y en avait plutôt que de claquer théâtralement la porte ?

 Il semblerait que la proximité de certain parti politique ait refroidi les ardeurs modérément guerrières du syndicat qui représenterait le mieux la profession. Et en plus, aujourd’hui il ne fait pas beau. Ou bien doivent-ils se remettre du pont de l’Ascension qui les a empêché d’assister, vendredi 15 mai, à une rencontre au Ministère sur la circulaire de rentrée ? Ou se sont-ils aperçus que leur majorité s’est encore étiolée, y compris dans la rue en période de grande mobilisation ? Comme sur d’autres sujets, le syndicat de moins en moins majoritaire doit se préparer dès maintenant à la manifestation du 21 septembre 2017 pour défendre les EPI, la marge de 3 heures par classe et peut-être même le conseil pédagogique ! Le syndicalisme de posture a ceci de gênant qu’il place l’action avant la réflexion. Et parfois, le délai entre les deux est relativement long. Trois ans après la mise en place, on a ainsi entendu le syndicat de moins en moins majoritaire reconnaître le bien-fondé de la réforme de l’évaluation des langues vivantes au bac. Tout le temps consacré aujourd’hui en vains claquements de porte ne sert qu’à entretenir l’illusion chez les collègues du retrait de la réforme. Et c’est autant de temps perdu à la recherche et à la discussion sur le terrain au sujet des conséquences sur les services, de l’organisation des emplois du temps, de la mise en œuvre concrète des EPI, de l’utilisation de la marge d’autonomie…

 

Comme souvent, la journée d’action de ce mardi est un coup de semonce (en fait, c’est au moins son troisième coup à Semonce depuis le début de l’année civile). Le vrai grand mouvement pour la vraie réforme, ce sera pour après. Des voix circulent selon lesquelles le syndicat de moins en moins majoritaire et le syndicat aux propositions innovantes d’antan appelleraient maintenant à la grève du brevet des collèges. Le Sgen-CFDT se joindra joyeusement à cet appel qui démontrera que les élèves peuvent se passer du brevet pour leur poursuite d’études, quelle qu’elle soit. Ce serait d’ailleurs autant de temps libéré pour commencer à préparer la rentrée 2016…

Moins d’heures de cours pour les élèves ?

Heures de coursMoins d’heures de cours globalement pour les élèves

Quel que soit le niveau et le cycle, les élèves auront moins d’heures de cours qu’actuellement. Cette diminution va de pair avec la réécriture des programmes qui correspond à une demande des personnels puisqu’en 2008 l’enquête TEQ du Sgen-CFDT faisait ressortir que plus de 80% des enseignants de collège jugeaient les programmes infaisables ou inadaptés. La France a cependant encore de la marge en comparaison de ses voisins européens ….

Tous les élèves auront 26 heures de classe par semaine, hors éventuel enseignement de complément dans le cycle 4. En 6ème, 3 de ces 26 heures sont fléchées pour l’accompagnement personnalisé. Dans le cycle 4, 4 de ces 26 heures sont fléchées selon la répartition suivante : au moins une heure pour l’accompagnement personnalisé, le reste pour les EPI.

Moins d’heures de cours pour les élèves, mais plus d’horaire professeur

Il ne faut toutefois pas confondre avec l’horaire prof qui lui augmente. En effet, 2,75 heures par division en 2016, puis 3 heures par division en 2017 constitueront la marge d’autonomie qui permettra ici de renforcer l’enseignement d’une discipline, là de créer des groupes ou de mettre en place tout choix pédagogique de l’établissement.

Limiter le débat sur la réforme du collège à la seule question des horaires disciplinaires est réducteur par rapport à la problématique de la réussite de tous mais aussi par rapport à la pratique des enseignants qui, au quotidien, dépassent ces clivages artificiels pour travailler avec leurs collègues de toutes les disciplines à faire progresser tous leurs élèves.

Mois d'heures ou plus d'heures pour les élèves ?

Retrouvez sur le site du Sgen-Cfdt le dossier complet sur la réforme du collège : communiqués de presse, vidéos, interviews, courriers à la Ministre de l'Éducation nationale...

Des collègues pourront me donner des ordres ?

Des collègues pourront me donner des ordres ?Absolument pas. À aucun endroit les textes de la réforme du collègue n’évoque la possibilité pour un collègue de donner des ordres à d’autres collègues.

Pour deux raisons essentiellement. Tout d’abord parce que la liberté pédagogique des enseignants est inscrite dans le code de l’éducation et que cet article n’a pas été retouché ni dans la loi de refondation de l’École ni par aucun autre texte ultérieur. Ensuite parce qu’il y a déjà un responsable de la politique pédagogique de l’établissement : c’est le chef d’établissement. Précisément, le chef d’établissement est chargé de conduire la politique pédagogique et éducative de l’établissement, en concertation avec l’ensemble de la communauté éducative. Cela ne signifie donc pas qu’il donne des ordres.

Coordonner, c’est donner des ordres ?

D’où vient cette peur de se faire donner des ordres par un autre collègue ? La source du mal serait la possibilité que certains collègues se voient rétribuer pour leur mission de coordination par exemple. Pour le Sgen-CFDT, toute peine mérite salaire. Il est donc normal qu’un collègue assumant une tâche supplémentaire voit celle-ci reconnue. Les coordonnateurs de discipline existent d’ailleurs déjà sans que cela ne pose de problème à personne.

Participer au conseil pédagogique, c’est donner des ordres ?

L’autre source du mal serait le conseil pédagogique. Le Sgen­-CFDT est favorable au renforcement de ses pouvoirs mais aussi et surtout à sa démocratisation. Sa composition et son fonctionnement a été modifié, mais c’est insuffisant . Ses membres devraient être élus directement par les conseils d’enseignement afin de représenter clairement et sans ambiguïté leurs collègues. Le conseil pédagogique n’a pas vocation à donner des ordres aux collègues mais à faire des propositions au conseil d’administration, à élaborer et décliner le projet d’établissement, à être un lieu de construction de la pédagogie d’équipe et de projet.

Donner des ordres ?

Retrouvez sur le site du Sgen-Cfdt le dossier complet sur la réforme du collège : communiqués de presse, vidéos, interviews, courriers à la Ministre de l'Éducation nationale...

Arts plastiques : le prof devra-t-il se mettre à la flûte ?

Les arts plastiques dans la réforme du collègeArts plastiques et réforme du collège…

Non, le prof d’arts plastiques ne devra pas se mettre à la flûte (d’autant que celle-ci n’est plus explicitement citée dans les programmes d’éducation musicale depuis quelques années).

Surtout, la grille des horaires, et les programmes, font clairement apparaître deux disciplines. Elles ne sont associées qu’en tant que disciplines artistiques.

Arts plastiques : l’horaire élève n’a pas changé
L’horaire des disciplines arts plastiques et éducation musicale reste bien d’une heure hebdomadaire chacune. La nouveauté réside dans la possibilité clairement offerte de semestrialiser l’horaire. Par exemple, dans un collège de 18 classes, un collègue d’éducation musicale pourra avoir un semestre avec 9 classes à deux heures hebdomadaires pendant que les 9 autres classes seront prises par son collègue d’arts plastiques pendant deux heures également. Et inversement au second semestre.

Il sera ainsi possible si les collègues le souhaitent de bénéficier de séances plus longues mais sur une période plus courte.

Arts plastiques : le prof devra-t-il se mettre à la flûte ?

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EPI obligatoires pour les élèves et pour les profs ?


EPI obligatoires pour les élèves et pour les profs ?EPI
obligatoires pour les élèves, pas pour les profs.

Les EPI obligatoires le sont pour les élèves à partir de la Cinquième et pendant tout le cycle 4. Sur les 26 heures de cours hebdomadaires, jusqu’à 3 peuvent être consacrées aux EPI. 8 thèmes sont proposés, les élèves doivent en aborder 6 pendant le cycle 4. Ils devront produire, seul ou en groupe, un travail final.

En revanche, les EPI ne sont pas obligatoires pour les enseignants. La seule obligation pour les enseignants, comme actuellement, concerne la réalisation de leur programme.

Cependant, il est évident que les EPI ne peuvent pas reposer uniquement sur quelques enseignants, ce qui serait contradictoire avec l’esprit même de la réforme.

Retrouvez sur le site du Sgen-Cfdt le dossier complet sur la réforme du collège :
communiqués de presse, vidéos explicatives, interviews, tracts, 
"Vrai/Faux", courriers à la Ministre de l'Éducation nationale...

Combien de postes en moins avec la réforme du collège ?

Des postes en moins ? Non !Postes en moins ? Non : 4000 de plus !

Pour une fois, une réforme est clairement accompagnée par des postes en plus.

En effet, en 2012, le Président de la République avait annoncé la création de 60000 postes dans l’Education nationale. La Loi de refondation de l’Ecole de l’été 2013 a acté, y compris dans le budget de la Nation, la création de ces postes.

L’essentiel a été utilisé pour redonner du temps de formation aux enseignants stagiaires. Une partie de ces 60000 postes est destinée à la réforme du collège. Précisément, 4000 postes vont être fléchés vers les collèges aux rentrées 2016 et 2017.

Sur le principe, le Sgen-CFDT reconnaît un signal important. Sur le fond, il faut à tout prix éviter le saupoudrage et utiliser les moyens créés pour stabiliser partout les équipes.

Postes en moins avec la réforme du collège ?

Retrouvez sur le site du Sgen-Cfdt le dossier complet sur la réforme du collège : communiqués de presse, vidéos explicatives, interviews, tracts, "Vrai/Faux", courriers à la Ministre de l'Éducation nationale...

Désintox de la semaine : donnez-nous des maths !

dessin désintox« Mais en vertu de quel principe biologique fondamental, le plus grand nombre serait-il préservé de l’erreur ? »

Henri Laborit

Il faut augmenter massivement les horaires de mathématiques à l’école, au collège, en lycée ! Il faut renforcer l’enseignement des sciences à tous les niveaux de la scolarité ! Il nous faut des médailles Fields à gogo (en fait, on s’en sort déjà plutôt bien) ! Il nous faut des génies capables de résoudre dans les prochaines années la quadrature du cercle : l’école parfaite !

Sur un premier côté, il faut résoudre l’épineuse question de la durée de la journée qui n’est que de 24 heures et de la semaine qui n’est que de 168 heures. Car à raison de 4 heures par discipline (pour mémoire, c’est le minimum « syndical » de la juste valeur d’une discipline), cela fait déjà 40 heures hebdomadaires.

Sur un second côté, il faudrait régler la question de la durée hebdomadaire des enseignements qui sera vraisemblablement de 23 heures et 50 minutes et non de 26 heures comme indiqué sur les documents du Ministère. Avec des heures de 55 minutes, la première perte d’heures d’enseignement n’est pas là où on le pense.

Sur un troisième côté, il va falloir s’attaquer tout à la fois aux jours fériés qui nous font perdre des heures, aux virus et bactéries divers et variés pour les même raisons, aux syndicats qui provoquent des grèves en rafale pour se donner bonne conscience, sans parler des collègues de langues et leurs voyages à l’étranger, des collègues de lettres et leurs sorties théâtres, des collègues de musique et leur chorale, et ainsi de suite…

Sur le quatrième côté, c’est la durée de l’année scolaire qui pose aussi question. La France a l’une des durées les plus courtes des pays développés. Conséquemment elle a aussi une des durées par jour les plus élevées.

Les inquiétudes légitimes sur les conséquences de la réforme du collège ne doivent pas éluder d’autres questions tout aussi importantes. Les inquiétudes portent sur les conséquences humaines en termes de postes, de service. Elles portent aussi, parfois, soi-disant sur les conséquences dramatiques pour les élèves mais ce discours-là est tellement ancien que l’on devrait déjà avoir atteint le tréfonds s’il était vrai.

Aborder la réforme par le seul prisme des horaires disciplinaires est réducteur et simplificateur. Ce qui est effectivement plus facile pour appeler à la grève mais ne fait pas honneur à la capacité d’intelligence collective des personnels. Car poser la question des seuls horaires hebdomadaires sans poser celle de la durée de la journée (limitée à 6 heures d’enseignement pour les 6ème, personne n’en parle !) et de la semaine, c’est tronquer le débat.

La France est troisième en Europe pour le nombre d’heures de la scolarité obligatoire, avec une part importante consacrée aux fameux fondamentaux dont nous rabâchent les oreilles aussi bien le gouvernement que les tenants d’une École de fondamentaux (et pas fondamentale, ne mélangeons pas les torchons et les serviettes). Et malgré cela, tout va mal mais ne changeons rien.

La marge d’autonomie, c’est dans la poche du chef d’établissement ?

Marge d'autonomieLa marge d’autonomie c’est ce qui permet à l’établissement de mettre en place des dispositifs propres en fonction de choix d’équipes et des besoins identifiés des élèves.

Cette marge d’autonomie n’appartient pas au chef d’établissement (et d’ailleurs rien ne lui appartient dans un établissement scolaire) ni à telle ou telle discipline. Elle est déjà à la disposition de tous les collègues pour mettre en place des groupes à effectif réduit, des options particulières (latin, bilangue…), pour renforcer l’horaire de telle ou telle discipline (maths en 6ème ou français en 3ème par exemple selon les besoins repérés).

Cette marge d’autonomie est dans la réforme du collège développée sur deux axes: l’initiative pédagogique dans les EPI, et  l’utilisation des marges horaires (2,75 heure par semaine et par division en 2016 puis 3h en 2017): sur un collège 20 classes c’est 55h par semaine en 2016).

C’est pour débattre et décider de l’utilisation de ces moyens par rapport aux spécificités locales que le Sgen-CFDT demande le renforcement démocratique du conseil pédagogique et du conseil d’administration.

Marge d'autonomie : dans la poche du chef d'établissement ?

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