Désintox de la semaine : putain, 30 ans !

dessin désintox« Tout a sans doute déjà été dit, mais comme personne n’écoute, il faut recommencer. » Joann Sfar

 

Le 11 juillet 1975 (en plein été encore…), la loi Haby instituant le collège unique est votée. La mise en œuvre sera effective à la rentrée 1977. A peine six ans plus tard, en 1982, face à des problématiques persistantes (hétérogénéité, déterminisme socio-économique, redoublement…), Louis Legrand, ancien directeur de l’Institut national de la recherche pédagogique remet au ministre de l’Éducation Alain Savary le rapport  » Pour un collège démocratique « . En voici un extrait.

« Les élèves sont divers (…). Les recevoir dans un même établissement sans ségrégation exige que cet établissement soit doté du pouvoir collégial – enseignants, parents, adolescents – d’adapter les programmes, les horaires, les méthodes au public présent. Cela ne peut se faire que si les conditions institutionnelles de ce pouvoir sont reconnues par la loi. Pouvoir constituer les groupes de façon souple, pouvoir décider d’actions interdisciplinaires, pouvoir adapter la pédagogie, pouvoir relativiser les programmes, tout cela n’est possible que si les structures le permettent. Il ne sert à rien de dire, dans des textes officiels, que des aménagements sont possibles si les programmes nationaux et les horaires restent impératifs et si les professeurs ne sont pas mis dans les conditions d’emploi du temps et de service permettant l’exercice de ces pouvoirs. La structure en classes isolées, fussent-elles hétérogènes, rend radicalement impossible par la dispersion aléatoire des enseignants la constitution d’équipes pédagogiques. La disparité des services également. C’est pourquoi j’ai proposé, avec le pouvoir pédagogique des conseils d’établissements, la structuration des collèges en secteurs et en ensembles où un nombre restreint de professeurs puissent, à égalité de service, exercer la totalité de leur enseignement. C’est pourquoi j’ai également proposé un tutorat permettant un suivi personnel des élèves par les professeurs de l’équipe. Hors de ces conditions, la prise en charge d’une population hétérogène est radicalement impossible. C’est là ce qui distingue mes propositions de la réforme Haby de 1975. Celle-ci maintient l’isolement des professeurs dans leurs classes. Elle maintient ce que Basil Bernstein appelle un « code série » (Class, codes and control, t. III, Londres, Routledge and Kegan, 1975, trad. Langage et classes sociales, chap. IX, Paris, Minuit, 1975), c’est-à-dire la domination verticale des disciplines et les normes nationales qui fondent leur légitimité. Le système que je propose repose au contraire sur la notion d’équipe responsable et sur le droit d’exercer ces pouvoirs. C’est le principe même de tous les systèmes « compréhensifs » avec ce que Basil Bernstein appelle « code intégré », c’est-à-dire l’autonomie des établissements et la participation de tous les partenaires à la gestion démocratique de l’enseignement. Il est clair que ce dispositif est aux antipodes des habitudes jacobines françaises. Mais ce jacobinisme est incompatible avec une réelle démocratisation. Il conduit à la juxtaposition de pouvoirs parallèles abstraits, ceux de la hiérarchie disciplinaire, ceux des syndicats nationaux, ceux des associations nationales de parents d’élèves. Et l’élève, dans tout cela ? Isolé, au bout de la chaîne, il n’existe que comme satisfaisant ou non aux normes abstraites imposées, monnayées par les formations universitaires et par les manuels. »

 

Depuis, et contrairement à ce qu’on voudrait faire croire, seules trois réformes mineures ont eu lieu : 1995-1997, Bayrou ; 1999, Royal ; 2001-2003, Lang.

Merci à Gwenaël lG, Bruno C et Jacques D pour leurs diverses contributions.

Désintox de la semaine : épisode 8

dessin désintox« Que la force soit avec toi »

Maître Yoda

 

Le 18 décembre aura lieu un événement mondial. La sortie de l’épisode 7 d’une cultissime saga américaine ? Non, vous n’y êtes pas du tout. Le 18 décembre c’est la fin du deuxième préavis de grève le plus original de la galaxie. Un certain syndicat dont nous ne pouvons citer le nom a en effet inventé la grève généraliste. Non, vous n’y êtes encore pas, il ne s’agit pas d’un syndicat de médecins demandant la hausse du tarif de la consultation en secteur 1 et la suppression de l’ONDAM, il s’agit d’un syndicat enseignant, enfin, pas que, puisque généraliste donc d’un syndicat de tout le monde.

 

Le préavis de grève court sur près de deux mois et demi, sur tout le territoire national, et même au­ delà : UE à 27, zone Euro, espace Schengen, territoire de l’OTAN, de l’OCDE, AELE, Union pour la Méditerranée, UEFA, FIFA, ONU… Des Gamorréens aux Rodiens, n’importe quelle entité douée d’une infime partielle d’intelligence peut se retrouver dans les mots d’ordre de la grève généraliste.

Nous suggérons donc à partir du 19 décembre à nos camarades de hausser le ton et de lancer un préavis de grève intergalactique, avec les revendications suivantes : donner le droit de libre expression aux Stormtroopers, libérer les Ewoks de l’emprise de l’Empire galactique, lutter contre le traité de libre échange de la Fédération du Commerce, et mettre fin au règne de Jabba the Hutt. Rajoutons l’exigence d’une loi cadre qui règlemente de Tatooine à Coruscant l’utilisation des sabres lasers et qui organise l’Académie Jedi. Toutefois, il manque dans ces mots d’ordres de rendre leur liberté aux Selkath et de mettre fin à l’esclavage des Wookies. De leur côtés, les Twi’leks ne pourront adhérer à ce syndicat puisqu’ils ne font l’objet d’aucune revendication.

Curieusement pourtant, après déjà plusieurs semaines de grève (depuis le 13 octobre), les élèves sont encore nourris dans les cantines, les absences sont relevées, les enseignements (même s’ils sont évidemment de piètre qualité par rapport à avant) sont dispensés, les liaisons intergalactiques sont assurées (mais peut-­être le service minimum existe-­t-­il sur Yavin 4 ou Naboo ?) et pire que tout : les salaires sont versés (et sans retenue sur salaire en plus !) malgré une grève qui devrait aussi toucher les agents des trésoreries publiques. Enfin, clou du spectacle, même si la chose peut surprendre, les formations sur la réforme du collège pendant les vacances trouvent leur public. C’est d’ailleurs la preuve du décalage entre tous les syndicats et les personnels qu’ils doivent représenter.

Réforme du collège : fausses querelles et vrai clivage

couverture Profession Éducation 240

Cet article de Frédéric Sève, secrétaire général du Sgen-CFDT, conclut le dossier « La guerre du collège n’aura pas lieu », paru dans le mensuel Profession Éducation n° 240 (octobre 2015).

Dans l’enseignement secondaire, chaque réforme est l’occasion de rejouer la bataille opposant « pédagos » et « défenseurs des disciplines ». Aux premiers, on attribue le rôle de « bricoleurs inconscients » qui mettent en péril la valeur des enseignements et la culture nationale, quand les autres se drapent dans les habits de protecteurs des humanités, des langues vivantes, et de la rigueur académique. Et comme en France nous adorons rejouer la querelle des anciens et des modernes, il se trouve toujours quelque intellectuel pour alimenter la dispute et lui donner un vernis culturel. Le problème est que cette façon de poser le débat ne sert qu’à occulter le véritable enjeu de la réforme du collège, et le vrai clivage politique qui sépare les uns des autres.

nuage collègeL’enjeu de la réforme du collège, comme de toute réforme scolaire, ne réside pas dans l’énoncé de ce qu’on prétend enseigner, mais dans la réalité de ce qui est réellement acquis par les élèves. L’École doit abandonner sa culture de l’indicateur chiffré : ce n’est pas le nombre des items d’un programme scolaire, ni le volume des horaires disciplinaires qui font la qualité de l’enseignement. La qualité de la relation pédagogique, voilà ce qu’il faut « mettre au centre », et cela suppose de donner le maximum de marges de manœuvre aux équipes éducatives. Celles-ci disposent en effet de la connaissance des élèves et de leur milieu, ainsi que du meilleur savoir-faire pour concevoir et choisir les innovations pertinentes. Le choix que soutient le Sgen-CFDT, c’est donc de mettre l’organisation de la scolarité au service du projet éducatif, et non l’inverse. C’est aussi de donner aux équipes éducatives la capacité de déterminer l’organisation des enseignements et de choisir les contenus. C’est enfin de déterminer collectivement la politique éducative menée dans leur établissement, dans des instances (conseil d’administration et conseil pédagogique) rénovées pour être enfin réellement collégiales et démocratiques. Une mutation qui n’est encore qu’initiée, parce qu’elle demande un changement réel de la culture de l’institution soclaire.

Mais le débat sur la réforme du collège recèle aussi un vrai clivage politique. À côté de ceux qui fustigent des innovations pédagogiques, les tenants de la réaction scolaire la plus brutale sont à la manœuvre. Ce qu’ils proposent est bien d’abandonner l’ambition du collège unique pour revenir à un collège ségrégatif, qui distingue les élèves « méritants » à qui on donne toujours plus de moyens, de ceux qui doivent borner leurs espérances parce que leur milieu social d’origine n’est pas « porteur ». Veut-on multiplier les options à l’accès toujours socialement différencié, ou bien accroitre les moyens offerts à tous ? Veut-on un enseignement uniforme parce que conçu pour un élève idéal, qui ressemble toujours beaucoup à l’élève issu des milieux favorisés, ou diversifié parce qu’adapté aux élèves réels, ceux que la République nous demande de former et d’éduquer ? Veut-on suivre une logique de tri en se contentant d’une obligation de moyens, ou une logique de formation en s’imposant une obligation de résultat ? Comme souvent, savoir poser les bonnes questions, c’est aussi savoir y répondre.

Pour aller plus loin : « La guerre du collège n’aura pas lieu ».

La guerre du collège n’aura pas lieu !

couverture dossier PE 240 La guerre du collège n'aura pas lieu

(cliquer sur l’image pour feuilleter ou télécharger le dossier dans son intégralité)

L’ANNÉE 2015-2016 EST CELLE DE LA CONSTRUCTION dans les établissements du « programme pédagogique » spécifique à chaque collège – les 20% de marge de manœuvre accordés à l’initiative des équipes pédagogiques. En un temps certes très contraint, les conseils pédagogiques doivent opérer des choix au premier trimestre relatifs aux enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) : compétences à travailler, mode d’organisation, disciplines concernées, répartition par niveau… et se positionner sur l’utilisation des marges horaires. Les propositions du conseil pédagogique sont ensuite présentées et validées par le conseil d’administration, d’abord fin janvier, puis fin juin. Lire la suite

Désintox de la semaine : les Illuminati

dessin désintox« Moi, je dis qu’il existe une société secrète avec des ramifications dans le monde entier, qui complote pour répandre la rumeur qu’il existe un complot universel. »

Umberto Eco

 

 

L’on s’étonne parfois que sur certains sujets nos élèves tombent si facilement dans le piège de la théorie du complot, en particulier au sujet des attentats du 11 septembre 2001 ou plus récemment de ceux des 7 et 9 janvier 2015 à Paris. A leur décharge, ils subissent sur Internet un intense bombardement de vidéos prétendant expliquer les dessous secrets de tel ou tel événement et la littérature à succès surfe allègrement sur les conspirations et sociétés secrètes diverses qui présideraient aux destinées du monde. Cela rend d’autant plus nécessaire l’action de l’école et de tous ses personnels pour donner aux jeunes les compétences et outils nécessaires pour démêler le vrai du faux, vérifier les sources, confronter les informations.

Mais Internet n’est pas seul en cause. Combien de fois entend-on dans des réunions dites de haut niveau ou lit-on dans des documents syndicaux que tel ou tel projet ministériel est en fait ourdi par des camarillas obscures. Cela va de la simple évocation d’un certain Ministre de l’Économie à l’OCDE en passant par le rapport Combrexelle. Mais peut-être quelqu’un d’autre tire-t-il les ficelles en coulisses ? des « pouvoirs forts » ou obscurs ?

Tout projet ou toute réforme est immédiatement décrédibilisée parce qu’en plus de n’être pas le vrai projet, la vraie réforme ou le vrai accord (voir l’exemple édifiant de l’accord Parcours professionnels, Carrières et Rémunérations dans la fonction publique) qui doit sauver l’École ou la République, il ou elle est en fait un moyen pour des groupes inconnus d’atteindre des objectifs connus d’eux seuls.

Prenons par exemple la réforme (à défaut d’un autre mot et même si celui-ci est galvaudé) de l’évaluation. Les projets de bulletin ou livret pour les cycles de la scolarité obligatoire sont imparfaits du fait de l’incapacité de l’administration à trancher entre deux systèmes difficilement juxtaposables (pour faire court : notes vs. compétences) comme le projet de nouveau DNB qui tend de plus en plus à se transformer en modèle réduit du baccalauréat. On apprendra par exemple que l’introduction des sciences et technologie dans les épreuves finales ne vise en réalité qu’à former des ouvriers dociles et corvéables au patronat. On apprendra encore que l’évaluation des domaines et composante du socle et sa trace dans un livret livrera les données privées de la population aux grandes oreilles de la NSA (comme si la NSA avait besoin d’attendre un projet de bulletin ou de livret de l’Éducation nationale pour compiler des fiches sur les populations d’ici et d’ailleurs).

Désintox de la semaine : tapis rouge

dessin désintox« Il faut un peu de vraisemblance, même dans les actes vertueux »

Beaumarchais

 

En conférence de presse le mercredi 30 septembre, la Ministre a sorti de son chapeau deux « innovations » concernant l’évaluation dont les futurs textes officiels sont à l’étude des instances compétentes (selon la formule consacrée) entre le 6 et le 15 octobre. D’une part un livret scolaire a été diffusé à la presse alors même que les textes officiels permettant son organisation et régissant son contenu n’étaient pas encore passés sous les fourches caudines du CSE. D’autre part la presse s’est fait l’écho d’une proposition de cérémonie de remise du diplôme dans les collèges.

Cette cérémonie de remise du diplôme du brevet est une mesure bienvenue mais incomplète. En effet cette cérémonie devrait être associée à un bal organisé par décret et prévu le même jour dans tous les établissements de France, y compris dans les territoires d’outre-mer malgré les décalages horaires afférents afin de conjurer le risque de territorialisation de l’École et de maintenir l’unité et l’indivisibilité de la République. Les horaires et la durée du bal seront également déterminés par une circulaire d’application. La durée ne pourra pas être annualisée puisqu’il s’agit clairement et explicitement d’un bal terminal.

Un décret devrait fixer les modalités d’organisation et de déroulement du bal. Un roi et une reine seront désignés par le chef d’établissement après un vote des élèves dont le poids des voix sera sujet à un coefficient en fonction de la moyenne des notes sur 20 de l’année en cours. Dans le calcul, la note d’EPS sera coefficientée 3 au titre de troisième discipline du collège en volume horaire. Il ne sera pas possible de demander une dispense de bal même en cas d’incompatibilité d’humeur avec un ou des adultes de l’établissement.

Un arrêté conjoint du Ministère de l’Éducation nationale et du Ministère de la Culture, après consultation de la SACEM, définira des domaines musicaux classés par ordre chronologique, et par ordre alphabétique à l’intérieur de l’ordre chronologique. Une liste annexée à l’arrêté contiendra, au sein de chaque domaine préalablement fixé, des œuvres qui pourront être diffusées dans leur intégralité, par extraits ou en medley ou interprétées par la chorale de l’établissement. Le texte contraindra à utiliser des dispositifs de type gramophone ou lecteur de disque vinyle pour la diffusion des œuvres musicales retenues. A titre dérogatoire, sur demande express du Conseil d’administration, il sera possible d’avoir recours à de la musique sur support de type MP3 voire depuis une banque de pistes sonores établie au niveau national sous la responsabilité de l’inspection générale d’éducation musicale.

Comme pour certains programmes scolaires ou du supérieur, un thème annuel sera fixé par arrêté après consultation de la CST, la Commission supérieure des thèmes, instance indépendante présidée par André Rieu et composée de trois sénateurs, trois députés, des personnalités qualifiées désignées par la Ministre de l’Éducation nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Désintox hors-série : 10 conseils pour faire foirer une réforme

CRAPLa Désintox accueille un texte de Gwenaël le Guevel, secrétaire général du Sgen-CFDT des Pays de Loire

 

Dans le cadre de la réforme du collège, rappelons ici quelques invariants. Ces principes de base ont fait leur preuve à de nombreuses reprises sur le terrain et tu pourras les appliquer à peu près tous quel que soit ton lieu de travail, ta profession et quelle que soit la réforme!

  • Si tu es ministre, fais ressentir aux personnels qu’ils font mal leur travail.

  • Si tu es parent d’élève, refuse toute heure de cours supprimée pour que les enseignants se concertent, sinon ton enfant risque de rater sa vie.

  • Si tu es journaliste au Figaro ou à Marianne, twitte, retwitte, procure toi un exemplaire de journal gratuit de hall de gare pour en pomper l’essentiel et écris un article contre le niveau qui baisse (tu ne sais pas trop le niveau de qui exactement, mais tu vois bien qu’il baisse, quand même, le niveau…).

  • Si tu es principal de collège, passe un powerpoint sur la réforme à tous les personnels pendant deux heures de plénière en prenant bien soin de relire précisément chaque diapo à voix haute (ne le regarde pas avant, tu n’as pas le temps)..

  • Si tu es enseignant(e), méfie toi de l’opinion de toute personne étrangère à ton corps d’origine et mets toute ton énergie et ton temps à essayer de deviner ce qui ne va pas fonctionner.

  • Si tu as des responsabilités syndicales au syndicat de moins en moins majoritaire, ne présente la réforme à tes collègues que de manière partielle et “purement” disciplinaire en leur faisant ressentir qu’ils vont forcément y perdre (ne leur parle surtout pas des marges d’heures prof et des fonctionnements possibles des EPI, ils pourraient commencer à trouver des choses intéressantes).

  • Si tu es “responsable” du syndicat ni de gauche, ni de droite, mais de droite, propose solennellement (parce que tu sais combien notre identité culturelle est menacée) une grève le jour du repas de Noël.

  • Si tu es au syndicat de la force occulte, explique à tes collègues en parlant de plus en plus fort que tu sais bien que la vérité vraie c’est que la réforme est pilotée par la NSA, l’OCDE, la Chine, Maastricht, le Qatar et E.Macron réunis afin d’ANEANTIR LA REPUBLIQUE ET SES ACQUIS !!! (par contre fais gaffe, tu as encore de la craie sur ta blouse grise, là, derrière, … sûrement un coup de ces sauvageons qui ont du essayer de se venger contre ton autorité immanente foulée au pied par 40 ans de laxisme soixante-huitard).

  • Si tu es recteur, propose des formations pendant les vacances aux enseignants.

  • Si tu es élève… non… rien… on ne te demandera pas ton avis, de toute façon…

Si tout cela ne t’intéresse pas tellement, que tu respectes le processus démocratique malgré ses imperfections, que tu ne souhaites pas particulièrement défendre la réforme, pas plus que la mettre au pilori parce que tu ne sais pas prédire l’avenir et que tu observes que de toute façon, on fait bien ce qu’on veut dans sa classe; si tu ne te satisfais pas de la situation actuelle de par les inégalités grandissantes qu’elle engendre et que tu aimerais juste pouvoir réfléchir à ce qu’il y aurait éventuellement à prendre ou à laisser dans cette réforme pour améliorer la situation des personnels et des élèves, alors tu es bien au Sgen-CFDT.