Top 6 de la semaine : ils/elles ont dit…

Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche : « On ne peut pas se fixer l’objectif de 60 % d’une classe d’âge diplômée de l’enseignement supérieur sur une période de 10 ans en laissant le budget inchangé. Je réaffirme que des efforts financiers supplémentaires de l’État sont nécessaires. » (Source Assemblée Nationale)
C’est ce que le Sgen-CFDT revendique depuis plusieurs mois.

Thibault Gajdos, chercheur au CNRS, sur l’augmentation des dépenses scolaires dans les écoles américaines les plus pauvres : « Ces dépenses supplémentaires se sont traduites, pour l’essentiel, par une hausse du nombre d’enseignants et de leurs salaires, et un allongement de l’année scolaire. » (source Le Monde)
Attention, il faut lire jusqu’au bout…

Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française : « La position de l’Académie n’a jamais varié sur ce point: une opposition à toute réforme de l’orthographe mais un accord conditionnel sur un nombre réduit de simplifications qui ne soient pas imposées par voie autoritaire et qui soient soumises à l’épreuve du temps » (Source L’Express)
Et la profession ? Elle est consultée la profession ?

Claude Michellet, IA de Paris : « C’est vrai que nous maintenons à Paris une offre forte, mais avec les ambassades, les services culturels, les sièges des grandes entreprises et des organismes internationaux, c’est plus une obligation qu’un privilège » (Source Le Monde).
Parce que les petits sixièmes font des stages dans tous ces endroits ?

Alain Rousset, président de la Région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes : « « Je pense que les lycées professionnels gagneraient à avoir comme président du conseil d’administration, non le proviseur, mais quelqu’un issu du monde économique, patron ou salarié, comme le pratique déjà l’enseignement agricole. » (Source AEF)
Pourquoi pas ? Mais si on commençait par les enseignants ? Et si on commençait par faire des CA, des établissements en fait, de vrais lieux de travail et de démocratie collectifs ?

Isabelle Magnard, éditions Magnard, sur la production des manuels suite aux nouveaux programmes : « On a triplé nos effectifs. Depuis l’été, on travaille douze à quatorze heures par jour. » (Source Le Monde)
Les nouveaux programmes créent de l’emploi ! Qui a voté contre ? SNES, SNALC, CGT, FO.

Top 6 de la semaine : ils ont dit…

Jean-Marie Panazol, directeur de l’ESENESR : « Nous mettons en place également des formations sur […] la conduite du changement » (AEF)
Pour la réforme du collège, c’est presque le bon moment !

Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU : « La FSU continue de dire que le protocole Sauvadet, même en étant prolongé, ne suffira pas, et elle demande à la ministre de la Fonction publique d’ouvrir des discussions afin de permettre la titularisation de toutes et tous » (Source FSU)
Avec ou sans concours ? Pour le Sgen-CFDT, c’est sans.

Sondage Odoxa, 8 février 2016 : « les Français souhaiteraient conserver Bernard Cazeneuve (62 % des sondés voudraient le voir rester au gouvernement), Emmanuel Macron (60 %) et Jean-Yves Le Drian (57 %). En revanche, ils aimeraient voir partir Myriam El Khomri (69 % voudraient son départ), Najat Vallaud-Belkacem donc (63 %), et Marisol Touraine (61 %). » (Baromètre de l’économie Odoxa)
L’école a encore du travail…

Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation nationale, sur la « suppression » de l’accent circonflexe : « Internet a révélé ces derniers jours un complot contre l’accent circonflexe. Un complot que je prépare depuis mes 13 ans, patiemment. » (Source Education nationale)
Et elle le reconnaît en plus.

Vincent Berger, ancien conseiller éducation et enseignement supérieur-recherche de François Hollande, directeur de la recherche fondamentale du CEA : « Qui osera revenir en arrière, en enlevant par exemple demain des enseignements au numérique par exemple, pour remettre davantage de latin ? » (AEF)
A part le fait qu’il n’y a pas d’enseignement numérique, donc pas au détriment du latin…

CNAF : « La prévision de dépenses pour l’aide spécifique liée à la réforme des rythmes scolaires est fixée à 154 M€, contre 250 M€ en 2015 (-38,2  %), en raison d’une sous-consommation de ces crédits » (Source CNAF)
Quand on vous dit que les communes n’ont pas les moyens !