Top 6 de la semaine : ils (elles) ont dit… : « L’ambition est d’offrir les mêmes choix d’orientations post-3e à tous les élèves »

Mathilde Bourgeot, principale, sur un dispositif d’accompagnement personnalisé sur le cycle 3 : « L’ambition est d’offrir les mêmes choix d’orientations post-3e à tous les élèves. » (Source La Dépêche)
L’égalité n’est pas dans les programmes hypocritement ambitieux pour tous mais dans le plus à ceux qui ont moins : SEGPA pour tous !

 

Académie de Nice : « Le 14 mars 2016, 13 élèves accompagnés par la mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) de Toulon ont passé cette journée « Défense » au sein du Groupement des Fusiliers Marins (GFM) à Toulon. » (Source Académie de Nice)
Futurs (ou nouveaux) Hussards noirs de la République ?

 

Najat Vallaud-Belkacem : « « ils [les documentalistes] sortent de leur CDI par participer à la conception des journaux collégiens et lycéens, et dans les collèges, ils vont prendre une importance accrue avec les EPI » (Source ToutEduc)
Il faudrait le dire à certains inspecteurs

 

Claude Lelièvre, historien de l’éducation : « Finalement aurait-on surtout des  »demi-savants » parmi les  »puristes » en mal de distinction,  »voire même » parmi les lecteurs du « Figaro » ? » (Source Mediapart)
L’arroseur arrosé…

 

Charlotte Saint-Gal, professeur de français, sur les classes médias : « En tant qu’enseignante de français, j’y travaille la langue, à l’oral comme à l’écrit, mais j’aborde également d’autres disciplines et cela est très enrichissant. C’est aussi ce qui séduit les élèves » (Source La Croix)
L’article évoque la menace qui pèserait sur ces classes avec la réforme du collège, pourtant entre les EPI et l’EMI, ce type de projet y a toute sa place.

 

Yann Forestier, agrégé et docteur en histoire : « L’analyse systématique des prises de position publiées dans la presse ces 50 dernières années montre en effet que les mots « démocratisation », « égalité des chances » ou « méritocratie républicaine », bien qu’abondamment utilisés, ne sont jamais définis. » (Source AEF)
Comme quoi, il n’y a pas que l’orthographe qui compte, le sens des mots aussi…

Top 6 de la semaine : ils (elles) ont dit… : « Beaucoup d’enseignants conçoivent aussi leur métier comme une profession libérale…

Patrick Ghrenassia, agrégé de philosophie, formateur en ESPé, sur la formation des enseignants : « Et même si on a augmenté la part des stages dans la formation, la formation théorique déconnectée du terrain domine » (Source VousNousIls)
Pour le Sgen-CFDT, enseigner est un métier qui s’apprend. À quand une vraie formation professionnelle des enseignants ?

Jean-Yves Langanay, enseignant, chef d’établissement, IA-IPR : « Beaucoup d’enseignants conçoivent aussi leur métier comme une profession libérale et ne supportent pas la hiérarchie de proximité. Encore faut-il en effet que cette hiérarchie soit intelligente. Le chef d’établissement aujourd’hui c’est d’abord un animateur. » (Source Café pédagogique)
Un partout, balle au centre. Et maintenant, au travail collectif !

Najat Vallaud-Belkacem : « Depuis 2012, beaucoup a été fait pour améliorer le système scolaire et du côté des enseignants, il leur a été demandé beaucoup. Sur le plan de la considération financière, le compte n’y est pas » (Source Le Parisien)
Une augmentation ça ne fait jamais de mal mais on sent bien que les élections approchent…

Tout Educ, interview d’Alain Juppé : « Après avoir confirmé qu’il augmenterait le salaire des enseignants du primaire de 10%, Alain Juppé propose d’alléger les effectifs et de « tendre vers la moyenne de l’OCDE qui est environ de 15 élèves pour un enseignant », au moins en maternelle et au CP. Pour financer cette mesure, il souhaite « alléger les heures d’enseignement dans l’enseignement secondaire » […]. Il compte aussi prendre sur les options. » (Source ToutEduc)
En fait, la solution pour le pouvoir d’achat, c’est le biennat !

Léa Viso, coordinatrice d’un réseau d’éducation prioritaire : «Nous essayons de construire ensemble des solutions pour nos élèves qui connaissent des difficultés, d’inventer les moyens pour que l’école devienne un lieu d’épanouissement. Et cela passe par des expérimentations.» (Source Le Parisien)
Encore une qui veut détruire l’École et la République !

Hubert Guillaud, au sujet de Joi Ito, patron du Media Lab du MIT : « Si le travail interdisciplinaire consiste à faire travailler ensemble des gens provenant de différentes disciplines, un projet antidisciplinaire n’est pas une somme d’un ensemble de disciplines. Pour lui, antidisciplinaire est ce qui n’entre pas dans un champ traditionnel, dans des méthodes définies. C’est l’espace qui est entre les disciplines. » (Source InternetActu.net)
On a trouvé le coupable !

Top 6 de la semaine : ils (elles) ont dit… : « De nombreux professeurs interrogés reconnaissent que les classes sont aujourd’hui devenues ingérables…

Philippe Poussin, secrétaire général du CNEAP (enseignement agricole privé), sur la réforme du collège : « L’accompagnement personnalisé, l’aide à la construction d’un projet d’orientation, la pédagogie de projet, l’évaluation par compétences, les projets interdisciplinaires, les parcours, l’approche modulaire…, il y a longtemps que nous les pratiquons ». Résultat : 3 % de décrochage en fin de troisième (Source ToutEduc)
Dans l’enseignement agricole privé, le Sgen est plus fort encore que le syndicat de moins en moins majoritaire du secondaire public…

IFE : « Le positionnement qu’il (l’enseignant) doit adopter au cours du débat peut être déstabilisant car il perd le monopole des questions et des réponses » (Source IFE)
Le métier et les programmes changent. L’IFE (Institut Français de l’Éducation) apporte sa pierre à l’édifice.

Collectif Bouger les lignes : « De nombreux professeurs interrogés reconnaissent que les classes sont aujourd’hui devenues ingérables en raison des problèmes de discipline, y compris dans les meilleurs établissements » (Source Le Monde)
Certes mais entre une agression physique et un stylo qui tombe, les « problèmes de discipline » sont soumis aux lois de la relativité.

Isabelle Régner, maître de conférences, sur une expérimentation CNRS de classes sans notes en mathématiques : « Pour l’épreuve de mathématiques, nous avons constaté que l’écart entre élèves issus de classes sociales favorisées et défavorisées était divisé par deux ». (Source Sud-Ouest)
Si même le CNRS appuie le nivellement par le bas, où va-t-on ?

Khaled Bouabdallah, président de l’université de Saint-Étienne, à propos de l’agrégation : « Or ce concours est plus proche du bachotage que d’une initiation à la recherche ». (Source La Croix)
C’est pas gentil ça…

Intersyndicale second degré : « L’intersyndicale second degré (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT enseignement privé, le SNALC FGAF , le SNCL-FAEN, le SIES-FAEN, le SUNDEP-Solidaires et SUD Education) appelle les personnels à rejoindre les manifestations et initiatives prises en particulier par les organisations de la jeunesse le 9 mars prochain pour le retrait de la loi El Khomri. […] L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases. » (Source Intersyndicale)
Quel lien entre les deux si ce n’est de ratisser large ? Quelles bases ?

Top 6 de la semaine : ils (elles) ont dit…

Agnès van Zanten, directrice de recherche au CNRS et professeure à Sciences Po, à propos des concours : «  Pour ceux qui le passent, on est bien dans une situation de parfaite égalité. Les règles en sont extrêmement ­codifiées et l’égalité formelle très forte. » (Source Le Monde )
Comme pour le bac et le brevet, tant que la forme y est, ne changeons rien.

Bernard Toulemonde, IGEN honoraire et juriste, sur la nouvelle organisation des services académiques et des nouvelles régions : « le millefeuille tant décrié se trouve ici renforcé, avec sans doute son cortège de satellites administratifs et d’organismes consultatifs ». (Source : Ajda n°5/2016, 15 février 2016, pp. 260-264)
Vive la simplification administrative !

DEPP : « La France se positionne différemment selon le niveau d’enseignement. Elle est en dessous de la moyenne pour l’enseignement primaire (avec une dépense annuelle moyenne de 7 010 $ppa contre 8 250 $ppa pour l’OCDE) mais au-dessus pour le secondaire (11 050 $ppa contre 9 520 $ppa) et l’enseignement supérieur (15 280 $ppa contre 15 030 $ppa) ». (Source DEPP)
C’est ce qu’on appelle la priorité au primaire.

Le Figaro, sur la Semaine du jardinage à l’école : « Dans le cadre de la Semaine du jardinage à l’école, les élèves de la maternelle et du primaire vont mettre les doigts dans la terre et découvrir le plaisir de planter. Une méthode pédagogique qui porte ses fruits. » (Source Le Figaro)
Si même le Figaro le dit…

Yves Reuter, professeur des Universités : « Contrairement à ce que certains racontent, et là, c’est un discours d’opinion, ce qui a été montré dans cette école, c’est que la pédagogie Freinet pouvait marcher en milieu urbain, en milieu populaire, et complémentairement, ce qu’on dit un peu moins, c’est qu’il est possible de lutter contre l’échec scolaire. » (Source Questions de classes)
Pour lutter contre l’échec scolaire, il n’y a donc pas que la voie de l’exposition aux savoirs.

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, sur le projet de réforme du code du travail : « La CFDT a bien compris ce qu’il y avait dans le texte. Il n’y a pas d’incompréhension mais de vrais désaccords » (Source Nouvel Observateur)
Non, la CFDT n’a pas signé (et de toutes façons, on ne lui demande pas de le faire). N’est-ce pas FO ?