Top 6 de la semaine : ils (elles) ont dit… « Un monde sépare les écoles d’antan et d’aujourd’hui »

Frédéric Sève, secrétaire général du Sgen-CFDT, au sujet de l’ISAE des professeurs des écoles estime plausible « une revalorisation de 400 euros de suite, et encore 400 à la veille de la présidentielle » (Source Le Monde)
De 2013 à 2016, détermination et transparence pour obtenir un salaire égal à métier égal !

Geoffroy Didier, candidat à la primaire Les Républicains, propose d’instaurer à l’école primaire des « cours de politesse ». (Source VousNousIls)
Les meilleurs « cours de politesse », c’est l’exemplarité. Les hommes politiques feraient alors bien de retourner sur les bancs de l’école.

Luc Cédelle, journaliste : « Il en résulte que tout projet pédagogique alternatif s’accompagne d’un volet défensif, à la fois politique et psychologique, consistant à le protéger. De quoi ? De tout : des rumeurs, des malveillances, des mesquineries banales, de la suspicion syndicale, de l’étranglement budgétaire, de l’insécurité administrative… » (Source Blog Ça n’engage que moi)
Vu comme ça, il conviendrait effectivement de ne rien changer.

Sondage IFOP pour la Confédération nationales des associations familiales catholiques,  : « les Français adhèrent très majoritairement à la mise en place d’une réforme d’ampleur pour réduire les inégalités socio-économiques et culturelle.  » (Source IFOP)
Mais pas celle-ci, pas comme ça et pas maintenant… Ça promet un débat d’ampleur…

Hélène Carrère d’Encausse, à propos de l’attachement supposé des Français à l’accent circonflexe : « C’est pire que si on leur volait leur portefeuille. Ils ont l’impression qu’on leur enlève ce qu’ils sont. C’est une marque d’identité. » (Source Le Point)
À choisir, il vaut peut-être mieux vivre sans circonflexe que sans portefeuille…

Raymonde Morel, 85 ans, retraitée, résidente d’une maison de retraite accueillant une classe de primaire : « Un monde sépare les écoles d’antan et d’aujourd’hui. Les enfants ne tiennent pas en place alors que nous, nous devions rester bien droits. Nous nous levions seulement quand la maîtresse nous en donnait l’autorisation. [Je préfère] l’enseignement de maintenant » (Source La Croix)
Ce n’était donc pas mieux avant ?

Top 6 de la semaine : Ils (elles) ont dit… : « utiliser l’expertise des professeurs des écoles »

Laurence Audé, principale : « C’est parce que notre territoire, la Gâtine, a été repéré comme à risque d’illettrisme, que nous avons eu l’idée d’utiliser l’expertise des professeurs des écoles pour des actions de remédiation » (Source AEF et Académie de Poitiers)
Il semblerait donc possible et réaliste que les profs des écoles et les profs du second degré travaillent ensemble à la réussite de leurs élèves. Et sans mettre en danger statut ou professionnalité des uns et des autres !

Bruno Sire, président de l’université Toulouse I : « Avec la formation continue, nous avons “quelque chose à vendre”. Nous avons remporté plusieurs appels d’offres, nous organisons des sessions à Paris : nous sommes déjà un opérateur national. » (Source Le Monde)
La formation continue ne doit pas être réservée au secteur privé. L’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur y ont toute leur place.

Marie Caroline Missir, rédactrice en chef de l’Étudiant : «D’une certaine manière, la décision du ministère d’exploiter des « IVAL » ou indicateurs de valeur ajoutée est une façon de […] mettre en valeur le vrai pouvoir des pédagogues : faire réussir tous les élèves, quel que soit leur environnement. » (Source Le Mammoutologue)
« Palmarès des lycées » : une lecture non dépourvue d’originalité. Et qui rappelle que l’égalité des programmes et horaires nationaux n’a jamais réduit les inégalités sociales, scolaires, économiques qui impactent l’École.

Louise Tourret, journaliste : « Peut-être qu’un classement des écoles primaires serait utile après tout. » (Source Slate)
« Palmarès des lycées » bis : une petite provocation bien sentie pour rappeler qu’il existe un monde avant le bac !

Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU : « consulter les collègues afin de choisir les prochains modes d’action contre la réforme du collège : boycott des conseils de classe, manifestation commune avec les parents d’élèves ». [Un boycott du brevet] « n’est pas exclu, mais l’idée n’est pas de cliver d’entrée » (Source VousNousIls)
Le SNALC qui veut boycotter le brevet, le Snes les conseils de classe. Ils finiront bien par rejoindre le Sgen qui demande la suppression de l’un et des autres (le brevet et les conseils de classe, pas le Snalc et le Snes…)

Nicolas Sarkozy : « Au collège, il faut là aussi sortir des débats sans fin sur le collège unique ou pas. Le collège doit évidemment avoir un socle commun chaque établissement doit pouvoir offrir des filières diversifiées avec des classes bilangues, des sections européennes, des ou encore des options de langues anciennes. Il faut rendre attractifs tous les collèges non en les stigmatisant par des labels qui font fuir les parents mais en y développant des formations différenciées et attractives. » (Source Les Républicains)
Voilà un homme sérieux avec qui l’intersyndicale contre la réforme du collège peut discuter sur de nouvelles bases.

Top 6 de la semaine : ils (elles) ont dit  » Le bac général est le bac des classes sociales moyenne et supérieure »

Jean-Paul Delahaye, ancien DGESCO : « La première idée fausse, c’est de penser qu’en élargissant la base sociale de la réussite, on va niveler par le bas et on va nuire à ceux qui réussissent.[…]. La seconde serait de penser qu’il n’existe qu’une seule forme d’excellence. » (Source Ouest France)
Dangereux pédagogue…

Edgar Morin, philosophe : « L’élève va chercher le savoir, le professeur va juger cette recherche » (Source ToutEduc, Rencontres nationales de l’éducation Rennes 2016)
Encore un dangereux fossoyeur des statuts et de la profession ?

France Bleu Provence, sur l’affaire de l’élève aux cheveux bleus : « Jeudi matin, la principale du collège a demandé à Tina d’aller chercher un bonnet pour couvrir ses cheveux. » (Source France Bleu Provence)
C’est de l’anti-na’visme primaire !

Anne Boyard, proviseur : « Les enseignants travaillent sur les compétences transverses, sur l’accompagnement personnalisé. Ils discutent, s’interrogent. Tant qu’on est dans le doute on n’est pas dans le dogme et on n’a surtout pas la prétention de s’ériger en modèle. L’échange de bonnes pratiques donne de l’épaisseur au métier d’enseignant qui a la responsabilité de faire progresser les élèves. » (Source L’Est républicain)
Mais puisqu’on vous dit que c’est mal !

Jean-François Fiorina, directeur de l’ESC Grenoble : « À l’heure de la mondialisation des échanges, des savoirs et des économies, toutes les composantes de l’Enseignement supérieur français ont intérêt à serrer les rangs, mutualiser leurs forces et s’internationaliser. » (Source EducPros)
Facile à dire, moins facile à faire. Les réflexions du Sgen-CFDT sur l’enseignement supérieur, c’est par là.

François Jarraud : « On le sait cette coupure reflète une frontière sociale. Le bac général est le bac des classes sociales moyenne et supérieure. » (Source Café pédagogique)
On n’a vraiment pas le droit d’écrire des choses pareilles !