Réformer le bac pour changer le lycée !

Tel était le thème de la conférence de presse de rentrée du Sgen-CFDT, ce mardi 6 septembre 2016 à 10 heures. Voir la revue de presse.

Conférence de presse de rentrée du Sgen-CFDT, 6 septembre 2016

Baccalauréat, les propositions du Sgen-CFDT – dossier de presse

Le storify de la conférence de presse

« Un continuum bac-3/bac+3 pour la réussite de tous » – contribution du Sgen-CFDT au débat de France Stratégies, « Quelles priorités éducatives ? »

Rentrée scolaire 2014 : les personnels administratifs et techniques ne porteront pas le chapeau du soi-disant bug informatique

Communiqué de presse

Le 16 mai dernier, le ministre a exposé devant le Conseil Supérieur de l’Éducation, que sa décision de repousser la date de la rentrée n’était aucunement associée à une quelconque demande de certaines organisations syndicales de ne pas rogner les vacances des enseignants. En revanche, il s’est retranché derrière des blocages techniques insurmontables, et qu’on venait, fort opportunément, de découvrir.
Immédiatement interpelé par le Sgen-CFDT, en séance, sur le caractère inacceptable de cette mise en cause du professionnalisme des personnels administratifs et techniques concernés, notamment à l’administration centrale, le ministre n’a pas jugé utile de corriger cette pseudo-explication.
Le Sgen-CFDT de l’administration centrale s’est retourné sans délai vers le cabinet du ministre et le secrétariat général pour que les précisions nécessaires soient apportées aux agents. Il importe que ceux-ci aient l’assurance que le ministre ne reste pas sans réaction face aux commentaires relayés par la presse sur l’inefficacité de l’administration et de ses agents, « incapables de traiter un problème technique d’aussi faible niveau ».
L’absence de cette communication du ministère, montre que la considération due aux personnels techniques et administratifs, n’a pas pesé bien lourd quand il s’est agi de sortir d’un conflit potentiel avec une autre catégorie de personnel. Le Sgen-CFDT affirme qu’il n’est pas acceptable de laisser plus longtemps prospérer cette situation, mettant gravement en cause l’image d’une catégorie de personnel, tant auprès des autres collègues que de la population.
Le Sgen-CFDT regrette que cette situation n’ait pas été anticipée, et qu’une fois rappelée, elle n’ait pas suscité la réponse qu’elle exigeait.
Le Sgen-CFDT est viscéralement attaché à l’idée que l’ensemble des agents du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, participent également à l’accomplissement de la mission d’éducation et d’enseignement des élèves. Il n’est pas acceptable de laisser croire que les difficultés rencontrées, puissent trouver leur explication dans le seul manque de compétence de certains d’entre eux.

France Inter, 22 mai 2014, Journal de 13 heures : l’interview de Nicolas Tariel, secrétaire général du Sgen-CFDT de l’Administration Centrale

Communiqué du groupe « Socle commun, promesse démocratique » (Crap-Cahiers Pédagogiques, Éducation & Devenir, Se-Unsa, Sgen-CFDT)

Le groupe « socle commun, promesse démocratique » a pris connaissance du projet du nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture élaboré par le Conseil Supérieur des Programmes.

Malgré les dernières évolutions, ce texte est encore loin de définir un nouveau socle commun conforme à la loi de refondation.

Il ne rompt pas suffisamment avec un modèle d’enseignement, hérité du « petit lycée », qui a fait les preuves de son inefficacité à répondre aux enjeux de la démocratisation scolaire.

Ce texte s’écarte encore de la loi de refondation sur au moins trois points :

– Il définit une « culture commune », concept dont la traduction scolaire est inopérante en termes d’apprentissages, en lieu et place d’un socle qui cernerait les
incontournables de la scolarité obligatoire.

– Il ne donne pas les moyens de garantir les acquis des élèves : les compétences
sont encore formulées de façon peu opératoire pour ménager ceux qui s’y opposent ou sont confondues avec de vagues objectifs sans lien avec l’évaluation qui, même si les principes posés vont dans le bon sens, reste traitée à part.

– Il fait l’impasse sur la nécessité de préparer les élèves à l’insertion sociale et professionnelle, et à la formation tout au long de la vie alors que c’est une des trois finalités du socle commun selon la loi.

De manière concrète, un socle commun ainsi défini s’intéresse finalement peu aux élèves et à leurs apprentissages, s’éloigne d’une approche par compétences et ne donne aucun cadre de référence pour l’évaluation des élèves. Tant que la définition du socle s’adressera plus aux spécialistes et aux polémistes qu’à ceux qui doivent le mettre en œuvre, les programmes disciplinaires, aux contenus pléthoriques et cloisonnés, resteront la finalité de l’École.

Depuis plus de deux ans, nous sommes porteurs de propositions constructives et affirmées, qui s’appuient sur le travail engagé par de très nombreuses équipes dans les écoles et les collèges.

Parce que l’idée même de socle commun et les principes définis par la loi de Refondation sont d’une importance capitale, nous demandons que le CSP les prenne en compte de façon à permettre leur mise en œuvre.

Le millefeuille et l’éducation

Tribune co-signée par Maya Akkari, coordinatrice du pôle éducation, Fondation Terra Nova, Christian Chevalier, Secrétaire général du SE-Unsa, Laurent Escure, Secrétaire général de l’UNSA Éducation, Jean-Pierre Obin, Inspecteur général honoraire, et Frédéric Sève, Secrétaire général du SGEN-CFDT, et publiée par Libération le 11 février 2014.

Le Président de la République, lors de sa dernière conférence de presse, a manifesté sa volonté de simplifier le « millefeuille administratif » français, cet empilement et cet emboîtement de responsabilités entre pas moins de cinq types de collectivités. Le système éducatif est un bon exemple d’un émiettement voulu par le législateur de 1982 pour ne déplaire à aucun : aux communes les écoles, aux départements les collèges, aux régions les lycées et à l’Etat les universités ! Ce saupoudrage n’est gage ni d’efficacité ni d’économies comme le dénonce depuis longtemps la Cour des comptes. Il faut donc réduire le « millefeuille ». Oui, mais comment ? Lire la suite

Le Sgen-CFDT lance une alerte sociale concernant les rémunérations et les carrières des professeurs des écoles

Alors que les professeurs d’école (PE) sont recrutés depuis 1990 au même niveau de diplôme que les professeurs certifiés, leur niveau de rémunération est inférieur.

Comme le montrent le bilan social 2011-2012 du ministère de l’Éducation nationale et le rapport de la Cour des comptes de mai 2013, l’inégalité se traduit par :

– l’indice moyen de rémunération des professeurs certifiés qui varie de 575 à 523 pour les PE, soit un écart de 240 € brut par mois en défaveur des PE,

– un écart de rémunération qui se creuse au cours de la carrière : le traitement d’un professeur des écoles est de 2 135 € au bout de 15 ans d’ancienneté contre 2 473 € pour les certifiés. A 30 ans d’ancienneté, il s’élève respectivement à 2 438 € et 3 128 €. Le différentiel passe donc de 15,8 % à 28,3 %,

– l’indemnité de suivi (ISAE), versée pour la première fois en décembre 2013, s’élève à 400 € par an pour les professeurs des écoles alors que l’ISOE varie de 1 200 € à 2 600 € pour les enseignants du second degré selon la part variable allouée,

– le taux d’accès à la hors classe qui n’atteindra que 4,5 % des promouvables en 2015 alors qu’il est de 7 % pour les certifiés.

Enfin, les PE ne peuvent faire valoir leur droit au départ en retraite en cours d’année scolaire, contrairement aux autres agents de la Fonction publique.

Le Sgen-CFDT exige un engagement clair du ministère de l’Éducation nationale sur le calendrier de rattrapage, tant pour l’ISAE que pour l’accès à la hors classe, et l’alignement des PE sur le droit commun pour le départ à la retraite. Le Sgen-CFDT attend l’ouverture des négociations.

Communiqué de presse n° 32 du 21 janvier 2014.

Pour aller plus loin : quelques données chiffrées

Vidéo : Frédéric Sève présente les revendications du Sgen-CFDT

Pour signer la pétition du Sgen-CFDT « À métier identique, rémunérations et carrières identiques » : Avec le Sgen-CFDT, j’exige : – un calendrier pour l’alignement de l’ISAE sur l’ISOE ; – un calendrier pour l’alignement du taux d’accès à la hors classe des professeurs des écoles sur celui des professeurs certifiés ; – la possibilité de partir à la retraite à la date d’ouverture des droits comme pour les autres agents de la fonction publique.

CPGE : la négociation est terminée, mais les problèmes demeurent

télécharger le tract

En annonçant vendredi, à la surprise générale, la fin des discussions sur les CPGE, Vincent Peillon met en difficulté les organisations syndicales qui avaient joué le jeu du dialogue social et refusaient la perspective du statu quo. Car si la négociation sur les services est terminée, les problèmes soulevés par l’évolution des services en classes préparatoires demeurent. Lire la suite

PISA : pas de choc scolaire sans prise de conscience de la société

L’élitisme français, même républicain, semble si ancré dans notre culture nationale que nous continuons de croire que c’est en élevant le niveau des meilleurs qu’on améliore la performance de l’ensemble. Les études internationales PISA nous démontrent exactement l’inverse depuis 2003 : la baisse de la performance moyenne des élèves français, ces dernières années, s’explique essentiellement par la mise en échec, de plus en plus marquée, des moins favorisés d’entre eux. Les résultats publiés aujourd’hui montrent que cette tendance s’est accentuée depuis 2009.

Faute de volonté politique et de l’adhésion de nombreux acteurs, la tentative de changer de paradigme en instituant un socle commun de connaissances et de compétences a échoué en 2005. L’École a confié aux familles le soin de développer les compétences nécessaires à la réception des savoirs, tout en se préoccupant uniquement de leur transmission.

Inverser la tendance prendra du temps, il est donc nécessaire de ne pas en perdre pour réformer l’école. Il est temps que les Instructions Officielles organisent les conditions de travail et le bien-être des élèves plutôt que de détailler des connaissances. Il est temps de passer d’une conception segmentée des enseignements disciplinaires à une organisation des apprentissages construite autour des cycles et des parcours d’élèves. C’est la responsabilité qui incombera au Conseil Supérieur des Programmes.
Mais, au-delà, l’Education Nationale doit aussi faire un effort conséquent de formation initiale et continue des enseignants, pour leur permettre de s’adapter aux nouveaux programmes, aux nouvelles façons de travailler, aux nouveaux publics également. Cela doit être une priorité pour les prochaines années.

Pas de choc scolaire sans prise de conscience de la société.

(Communiqué de Presse, Sgen-CFDT, 3 décembre 2013)

Évolution des métiers et des missions : une occasion à ne pas manquer

Les négociations sur les missions et les métiers des personnels enseignants qui s’ouvrent aujourd’hui constituent, pour le Sgen-CFDT, une triple opportunité.

Il s’agit d’abord de reconnaître le travail de nos collègues tel qu’il s’effectue aujourd’hui et non pas tel qu’il pouvait être défini il y a plus de 60 ans. Le Sgen-CFDT exige, depuis longtemps, qu’on rende justice au travail réellement accompli par les personnels, professeurs des écoles ou de l’enseignement secondaire, directeurs d’école, formateurs, conseillers pédagogiques, enseignants spécialisés ou personnels des Missions de Lutte contre le Décrochage Scolaire. Ceux-ci attendent une définition claire de leurs missions et de leur service, qui ne néglige aucune tâche, et un système de rémunération et de carrière qui valorise leur engagement.

Ces discussions ne doivent pas être seulement un toilettage d’une réglementation dépassée. L’enjeu de la discussion est aussi de reconnaître que la pratique professionnelle ne dépend pas seulement du corps d’appartenance, mais aussi des conditions concrètes d’exercice. Le Sgen-CFDT veillera à ce que l’on tienne compte, notamment, de la spécificité de l’éducation prioritaire. Il faudra aussi laisser des marges d’initiative aux académies et aux établissements pour valoriser les formes nouvelles de l’engagement professionnel, par exemple en matière de suivi individualisé des élèves, ou de relations avec des partenaires.

Enfin, la discussion sur les missions et les métiers doit être l’occasion de créer de nouveaux droits ou de nouvelles garanties pour les personnels dans l’exercice de leur métier, en particulier en termes de mobilité professionnelle et d’évaluation.

C’est sur la capacité à avancer sur ces trois chantiers que le Sgen-CFDT jugera la négociation qui s’ouvre aujourd’hui.

(Communiqué de Presse, 18 novembre 2013)

Éducation prioritaire et classes prépas, même combat ? Le Sgen-CFDT dit : Banco !

Lors de l’audition de Vincent Peillon à l’Assemblée Nationale sur le projet de loi de finances, le ministre a évoqué une des pistes concernant l’Éducation prioritaire : donner aux équipes du temps pour travailler ensemble.

C’est en janvier que les grandes orientations seront dévoilées, après les résultats des assises régionales du mois de novembre, mais cette question du temps pour le travail en équipe est bien un des rares points d’accord qui s’était dégagé lors de la concertation du printemps 2013 avec l’ensemble des organisations syndicales.

La mise en parallèle de la distorsion actuelle entre enseignants des classes préparatoires et des zones d’éducation prioritaire indique le chemin que le ministre souhaite tracer dans les discussions qui vont s’ouvrir sur le métier enseignant : reconnaître que ce qui compte dans la définition du temps de travail, c’est bien le lieu d’exercice et les caractéristiques des jeunes que l’on y forme.

Cette évolution amènerait à reconnaître qu’il est aussi complexe de travailler dans les lieux « d’excellence » que dans les poches de grande difficulté scolaire. Elle permettrait de revenir aux sources du projet ZEP porté par le Sgen-CFDT, et à sa conception d’une pédagogie exigeante pour construire la réussite des plus fragiles.

Communiqué de presse du 25 octobre 2013.